Cette
rando dans le Morvan avait été repoussée à cause d’intempéries mais en ce
quatre octobre le temps était très agréable, toujours estival. Neuf marcheurs
se sont retrouvés au parking du musée archéologique de Bibracte pour parcourir
un circuit de treize km avec pause pique-nique au Port des Lamberts.
Cette
rivière offre bien des intérêts dès sa source au Mont Préneley à environ 730 m
d’altitude.
Elle
a la particularité de naître dans une tourbière. Le sol gorgé d’eau agit comme
une éponge géante et tremble souvent sous les pas. L'eau y est stagnante ou
très peu mobile. Elle s’accumule en période de pluies abondantes et le sol
restitue une partie de cette eau en période de sécheresse ceci grâce la
présence de mousses spécifiques, les sphaignes aux teintes vertes, dorées,
brunes ou rouge bordeaux. Leurs parties vivantes forment un vieux coussinet
spongieux, tandis que les parties mortes en profondeur brunissent. On y
trouve également des plantes adaptées aux milieux pauvres et acides, comme les
linaigrettes (qui portent des houppes blanches cotonneuses) ou parfois des
plantes carnivores comme le droséra. Elles ne dévorent pas les petits enfants
mais digèrent les petits insectes grâce à leurs tentacules adhésifs, complétant
ainsi leur alimentation en milieux pauvres en azote. Ces tourbières présentent un intérêt écologique. Bien qu'au niveau mondial elles ne représentent que 3% des terres immergées, elles régulent le climat, la gestion de l'eau, elles préservent la biodiversité en stockant 2 fois plus de carbone que l'ensemble des forêts.
Des
ports en plein Morvan comme le port des Lamberts ? Cela peut surprendre. Au XVIe siècle, il est nécessaire
d’approvisionner la capitale en bois de chauffage et de four ; on souhaite
alors faire appel au bois des forêts du Morvan !
A l’automne, les bûches morvandelles étaient coupées et marquées aux extrémités
(pour connaître leur propriétaire) puis jetées dans les rivières depuis ces
ports : elles étaient appelées « Les bûches perdues ». Elles
arrivaient au printemps à Clamecy et dans les villages alentours par la rivière
Yonne où des hommes, des femmes et des enfants les sortaient de l’eau, les
triaient et les empilaient par marque.
Le
voyage des bûches
Venait
ensuite la construction des « trains de bois », des radeaux de 75
mètres de longueur sur 4,50 mètres de largeur composés d'environ 200 stères de
bois.
Pour
atteindre la capitale, les trains de bois étaient guidés par les flotteurs.
Ce périple durait une dizaine de jours.
En
1804, plus de 3000 trains de bois quittaient les ports en direction de
Paris !
Pendant
près de 400 ans, les flotteurs ont approvisionné la capitale en bois de
chauffage et de four et c’est toute une population, depuis le Morvan jusqu’à
Clamecy et ses environs qui a travaillé pour le flottage du bois.
L’utilisation
du charbon, le développement progressif du chemin de fer et l’arrivée de
bateaux sur le canal du Nivernais y mettront fin progressivement.
L’Yonne,
292 km se jette dans la Seine avec un débit plus important de 93 m3/s
contre 80 m3/s à la Seine mais la Seine a été choisie comme fleuve
car elle avait une forte charge symbolique et religieuse. Un sanctuaire de
guérison était situé à sa source sur le plateau de Langres à 470 m d’altitude et
vénéré sous le nom de Sequana.
.jpg) |
| Invitation à méditer. |
 |
| La route conduit à des paysages variés. |
 |
| Décor naturel et humain. |
 |
| Le groupe au départ. |
 |
| Pique-nique au port des Lambert |
 |
| En action ou en relaxation. |
 |
| A l'arrivée opération reprise de calories ! |