Marche douce à Uchon

Uchon, encore ! et… toujours le même plaisir.

La dernière fois, en décembre 2025 un brouillard compact avait considérablement réduit notre champ de vision ; au printemps de la même année nous n’avions pas manqué la cueillette des jonquilles. Hier, 15 doux marcheurs ont parcouru les bois et longé trois étangs. Ils ont volontairement évité les chaos granitiques qui font la réputation du site quoique, depuis quelque temps le site a acquis un nouvel intérêt. Il est devenu terre de cyclisme professionnel du fait de ses pentes aux pourcentages surprenants et de l’engagement de son Maire.

Le rendez-vous se situe à l’intersection de la D228 et la voie reliant La Certenue aux étangs du Prieuré. Elle suit la ligne de crête et est utilisée par les engins forestiers pour l’exploitation de la forêt. Un petit parking permet de garer les voitures.

Les 15 doux-marcheurs partent en direction de La Certenue. Ils découvrent bientôt une coupe rase. Elles sont nécessaires lorsque l'on veut changer l'essence en place ou que l'on veut défricher. Avec le réchauffement climatique, les forestiers s’interrogent sur les plantations à envisager. A quelques hectomètres de distance, nous faisons une première halte à proximité du bois « du Gaby », une parcelle de chênes d’Amérique jardinée, agrémentée de quelques massifs de plantes décoratives. C’est esthétique mais presque trop beau par rapport aux parcelles de feuillus aux essences mélangées et au sous-bois peuplé d’une végétation disparate.

Nous obliquons franchement à gauche dans une descente qui nous ramène au bord de l’étang de Vauvillard. Nous longeons la route goudronnée sur quelques mètres et nous nous engageons sur une desserte forestière. Nous retrouvons rapidement un sentier montant qui nous permettra d’atteindre le monument dédié aux résistants victimes de la bataille d’Uchon. Les 15 et 16 juin 1944, les Allemands attaquèrent le lieu de regroupement des résistants FTP sur le plateau d’Uchon, tuant douze maquisards et dispersant le maquis Valmy.

Notre passage au bois de la Crôte et dans la Combe Bobinet a été une découverte pour quelques-uns. Il permet de parvenir à la Croix Messire Jean et à l’auberge que nous fréquentons à l’occasion. Trois participants, ayant amené une voiture pour ne pas dépasser leurs limites se séparent du groupe. Nous n’oublions pas la halte blagounette solidement ancrée dans notre tradition.

Le reste du parcours est archi connu. Les marcheurs se dirigent vers l’Etang Neuf puis rejoignent les étangs du Prieuré. Ces lieux permettent de régénérer notre mental soumis à rude épreuve par une actualité déstabilisante. La rando touche à sa fin. Nous rendons visite au vénérable chêne du Lot dépeint plus en détail lors de la marche des jonquilles du 23 mars 2025.

Une nouvelle fois, notre but est atteint : une belle rando, un groupe bien sympa  comme d'habitude, un temps  super. 

 


                                          







Sortie détente et conviviale à Thury.

 AMUR propose trois types de randonnées, ce qui permet à chacun de trouver une marche adaptée à ses capacités physiques et à ses souhaits. Mais, cette pratique diversifiée a une conséquence que nous avons toujours désiré éviter à savoir ne plus nous retrouver tous dans un esprit de convivialité en plus de la pratique sportive.

La suggestion de découvrir des paysages différents sur un parcours adapté à tous et de terminer par un repas festif au restaurant a séduit notre groupe.

Le Président a donc proposé Thury en Côte d’Or en limite de notre département à 6 km d’Epinac. Une ancienne ligne de chemin de fer transformée en voie verte ne présente aucune difficulté et un restaurant proposant une cuisine traditionnelle feront l’affaire.

Une vingtaine de participants se sont retrouvés au départ en milieu de matinée. Une petite bise bien mordante a achevé de réveiller les adeptes des levers plus tardifs le dimanche matin, privés d’une heure de sommeil à cause du passage à l’heure d’été. Seul Bernard, en short comme d’habitude, a osé défier la fraîcheur.

 


Quelques adhérents, momentanément empêchés de marcher, ont rejoint le groupe si bien qu’à 13 heures une trentaine d’amuriens franchissaient la porte du restaurant. Le menu a été apprécié et il convenait bien à l’appétit aiguisé par cette matinée au grand air.

L’expérience a été concluante et pourrait être reconduite à l’occasion en d’autres lieux.

 



Rafraîchissement du circuit C3

 22 mars ; Bruno et Michel ont profité d'un temps clément mais frais pour reprendre une partie du balisage du circuit C3 baptisé La Rançonnette. Partis du torque en bronze, face à la Mairie, support de la liste des circuits, ils sont passés par La Baraque, Le Mordeau, Champmartin, Le Tronchet, Les Montagnes, la porte de Broye, La Queue de Maine, Les Périzans. Il faudra prévoir une seconde séance pour achever la remise en état du balisage mais le travail est déjà bien avancé.

  












 

19 mars marche douce sur St Sernin

 Notre marche très douce du 19 mars clôturait l’hiver puisque dès demain, c’est le printemps. Comme toujours, une ambiance très sympathique régnait au sein du groupe des 9 personnes participantes, mais que demander de plus quand un soleil éclatant nous accompagne, que la bouillasse accumulée suite aux pluies continues des semaines passées a presque disparu et que des gâteaux sortent des coffres à l'arrivée.

Nous avons même fait un passage dans le jardin de Michelle, l’accompagnatrice.

Martine a illustré la sortie comme souvent. Elle n’a pas manqué de photographier la maison de Christian Bobin, notre écrivain poète et philosophe trop tôt disparu. Elle était située sur notre parcours, au milieu des bois. Elle a été depuis rachetée et transformée.

Citations de Christian Bobin :

"Il y a un trésor dans les choses modestes. Mais il faut apprendre à ralentir pour le voir". (Ressusciter, Ed.Gallimard 2001)

"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles". (Tout le monde est occupé,Ed.Mercure de France, 1999

 









                                               La maison de Christian Bobin, en pleine nature.

14 mars, marche à Saint Prix

Cet après-midi nous étions 10 pour parcourir une jolie boucle de 7,5 km au départ de Saint-Prix. 

Depuis la place de l'église, nous avons descendu la rue Creuse et poursuivi  pour arriver ensuite aux lieux-dits "La Courte" et "Genetouse". 

Puis nous avons continué par un chemin de terre pour parvenir en bas du hameau de Crot-Morin.

Nous avons franchi "le pont de la cane" et son ruisseau qui rejoint le Méchet.

Nous avons ensuite grimpé jusqu'aux hameaux de La Petite Chaux puis de La Grande Chaux avant de redescendre sur Saint-Prix. Il faisait un temps frisquet normal au mois de mars mais les températures très douces des semaines passées nous avaient fait oublier que nous étions encore en hiver pour une huitaine de jours.

La marche a été vivifiante ! En effet, il fallait être bien couvert. Nous avons eu une petite averse de grésil, heureusement le soleil est vite revenu. 

Côté dénivelé, environ 240 positif.

 Merci aux accompagnateurs et à la photographe. 

Le Haut-Folin est le point culminant du massif du Morvan, situé sur le territoire de la commune de Saint-Prix, dans le massif du Bois du Roi. Il s'élève à 901 mètres d'altitude et supporte le relais de télévision Autun-Bois-du-Roi. C'est également le point culminant du département et de la Bourgogne. Wikipédia 

 Récit d’un fait divers tragique au cœur du Morvan à Saint Prix.

Il s’agit de l’affaire dramatique du braconnier du Morvan qui passionna la Bourgogne et la France entière en 1850/1851.

Ce fameux braconnier s’appelle Claude Montcharmont, né en 1822 à Saint-Prix, a d’abord été paysan puis maréchal-ferrant. C’est un passionné de chasse qui braconne, vu le prix exorbitant des permis. Le garde champêtre de Saint-Prix, François Gauthey le verbalise, il est arrêté puis condamné à 6 mois de prison. Il s’enfuit et se réfugie dans les bois, faisant, à la tombée de la nuit ou au petit matin, quelques furtives apparitions, chez ses parents ou chez de proches amis.

Jusque-là rien de très dramatique, sauf que le 7 novembre 1850, les gendarmes d’Autun, Emery et Brouet se trouvent à la Grande-Verrière pour aller à la Petite-Chaux où demeure le père de Claude.

Là ils aperçoivent un individu suspect portant d’un fusil. Comme il s’enfuit ils le poursuivent et finissent par le rattraper. Il s’agit de Claude Montcharmont qui menace les gendarmes, tire et blesse gravement Brouet, tue Emery et reprend la fuite. Il est donc condamné par contumace.

Deux jours plus tard Montcharmont accroit l’horreur en tuant François Gauthey, qui l’a souvent verbalisé pour non-respect de la loi lors de ses parties de chasse et qu’il tient pour responsable de ses condamnations.

La cavale dure 3 semaines car il est arrêté le 4 décembre 1850. Le 29 mars 1851 débute à Chalon-sur-Saône le procès de celui que la presse surnomme « le braconnier du Morvan ». Il se termine mal pour l’accusé car il est condamné à mort. Son exécution est prévue pour le 10 mai 1851.

Ça ne se passe pas du tout comme prévu. L’exécution est publique et la foule complètement sidérée voit le condamné se débattre avec une telle rage qu’il est reconduit en prison. Il fallut faire venir le bourreau de Dijon pour que la lame de la guillotine coupe enfin le cou de Montcharmont.

Une polémique nait de cette exécution particulière et Charles Hugo dans l’Événement, écrit « Vos guillotines sont aussi mal faites que vos lois. ». Le journal est immédiatement saisi et le fils de Victor Hugo condamné à 6 mois de prison. Il sera d’ailleurs souvent condamné pour ses opinions et sa lutte contre la peine de mort.

Gilles DESNOIX  https://linformationdebourgogne