Le déluge.

Le ciel a bien choisi son heure pour noyer nos velléités de nous lancer dans la première marche douce de la nouvelle saison 2021-2022 attendue depuis des mois. Entre 13h et 13h30, des trombes d'eau ont dissuadé les plus sages d'entre nous de se rendre au rendez-vous fixé à 14 heures aux Germenets.
Mais huit téméraires ont osé braver les caprices de la nature pensant que le déluge n'allait pas durer 40 jours mais au plus un petit quart d'heure. C'est au moment où Catherine, organisatrice aux talents reconnus, pointait du doigt les prémices d'une accalmie que Zeus, ou Jupiter, ou Taranis, nous adressa un avertissement on ne peut plus clair sous la forme d'un roulement n'incitant pas à l'optimisme.
Message compris et déclenchement du plan B, chacun n'étant pas en peine pour trouver une occupation : tricot, lecture, cuisine, bavardage autour d'une tasse de café...
Nous réintégrons l'intérieur des voitures mais, ironie du sort, nous avons à peine roulé 4 ou 5 km que le soleil vient nous narguer. Nous espérons que nous n'aurons pas de regret. Le ciel se couvre à nouveau et puis la perspective de devoir slalomer entre les flaques aurait manqué de charme.
 
Bon on n'a pas marché mais c'était quand même sympa de retrouver quelques têtes amies ! Et ce n'est que partie remise !

Mince, le parapluie est dans le coffre.



Catherine croit deviner une accalmie.












Les orties masquaient le panneau de départ.

Le panneau de départ du circuit S 4 (Tour de La Certenue : 4,850 km)

AVANT cet aprè s-midi.



" Quoi qui n'y a devant le poteau téléphonique ?


- Des orties , voyons

DEPUIS cet après-midi.

- Quoi qui n'y a devant le poteau téléphonique ?

Après un bon coup de dard,... un panneau.


C'est le départ du circuit S4.  Il  dû susciter pas mal d'interrogations, dissimulé derrière ces orties gigantesques.



Contre les herbes indésirables...

Retour à proximité de la croix de la Barre sur le GR 131 suite à l'opération élagage des ronces pour parachever la remise en état du sentier. 
Contre les prunelliers et autres herbes indésirables, un seul remède, le Bicératops. Rien à voir avec une médecine prohibée genre Roundup. Il s'agit de notre tondeuse-débroussailleuse qui a une double fonction : couper la végétation qui gêne la marche des randonneurs et, accessoirement, servir de déambulateur motorisé pour le conducteur d'un âge avancé et à la démarche incertaine.
Afin de parvenir sur le chantier, un véhicule de préférence à quatre roues motrices et à la garde au sol suffisante pour se jouer des inégalités des chemins d'accès est nécessaire. La débroussailleuse semi professionnelle, elle, nécessite l'utilisation d'une remorque.
L'utilisation d'une faux serait une solution plus écologique. Nous attendons des volontaires mais les savoir-faire se perdent !





Sécator contre les envahisseuses

Elles réapparaissent tous les ans dès le début de l'été "Les RONCES".
Elles sont capables du meilleur (miam la gelée de mûres) comme du pire quand elles s'ingénient à faire trébucher le randonneur fatigué qui traîne les pieds ou quand elles vous égratignent traîtreusement si vous avez un moment de distraction.
Elles élisent volontiers domicile dans une haie située sur le GR 131 entre une ancienne voie romaine et la croix de la Barre. L'exploitant agricole sans doute adhérent de la SPR (Société Protectrice des Ronces) se garde bien de les tailler.
Elles tremblent pourtant de toutes leurs feuilles quand elles se retrouvent face à Sécator à la mâchoire redoutable.
Elles succombent une à une mais, semblables au Phénix, elles renaîtront de plus belle l'an prochain.
Au bout d'une heure, les lianes épineuses jonchent le sol. La voie est libre pour les marcheurs.
Autres empêcheurs de randonner sereinement, de petits prunelliers occupent le milieu du chemin. Ils sont encore innocents. Une équipe de 8 Amuriens armés de sécators en viendraient aisément à bout. La perspective d'un petit casse-croûte convivial à l'issue de l'opération pourrait être une source de motivation.  

La tranchée verte.

13 juillet : C'est le seul après-midi clément prévu dans une semaine du 14 juillet aussi maussade que les précédentes. Il incite deux spécimens d'AMUR canal historique à faire prendre l'air au bicératops qui se morfond depuis trop longtemps au fond du gourbi.
Le chemin creux des Périzans a été l'objet d'une reconnaissance l'avant-veille. Il nécessite une intervention urgente… Surprise, il a été fraîchement nettoyé. Le coordonnateur "entretien des sentiers" s'en réjouit mais ne sait toujours pas qui a sévi bien qu'il ait des doutes.
L'équipage fait donc demi-tour en direction de La Fontaine Saint-Laurent pour permettre à notre débroussailleuse pétaradante de satisfaire son appétit insatiable dans un sentier très humide de surcroît, encombré d'herbes hautes et urticantes.
Une heure plus tard, la voie est dégagée des Périzans au petit pont voûté qui enjambe le Rançon.
Cette section du circuit B3 évitera dorénavant bien des désagréments aux futurs utilisateurs.





Aux alentours de La Grande-Verrière.

Cela faisait un bon moment qu’elle était programmée cette randonnée à la Grande Verrière mais la Covid est passée par là et ce n'est qu'aujourd'hui que nous avons pu nous retrouver au lieu-dit ''Mouilles Reneau" pour un parcours de 14 kilomètres.

Nous sommes 7 au départ, la gente masculine étant représentée par notre ami anglais Martin. Le soleil est au rendez-vous et ce parcours à la particularité d'offrir tous les ''terrains'' que ce soient des forêts, de beaux chemins, de petits voire de tout petits sentiers où l’on ne peut marcher qu'en file indienne et bien sûr et c’est inévitable par endroits, du bitume.

Nous voici partis direction La Chaume et là nous faisons connaissance avec Eliot 2ans et demi, tout fier de nous  montrer sa collection de galets et cailloux. Le tout dans une boîte à bonbons, ces derniers ayant été tous mangés par papa bien sûr ! 

Nous continuons direction Saussey. Les grimpettes et les descentes s'alternent. Catherine s'écrie : oh !  deux buses 

et donc les rimes .....fusent : deux buses qui abusent en buvant de la suze à Syracuse avec des méduses etc...bref la bonne humeur est là. 

Le moment de déjeuner arrive et nous nous installons en haut d'une prairie donnant sur une vue superbe. Les salades et sandwiches sortent des sacs et c'est un moment très convivial comme d'habitude.

Les Vignes, Mardor, les Dués, la Chauvotte sont nos prochaines étapes au cours desquelles nous croisons des jardiniers, une jument et son petit, des biquettes et un mini poney sans compter la flore particulièrement riche. Nous longeons le Méchet et nous voilà de retour aux voitures. 

Nous étions heureux de nous retrouver et de pouvoir échanger après ces tristes mois. La vie reprend doucement son cours pour le plus grand bien de tous et j’espère que nous serons de plus en plus nombreux à nous retrouver.

Véronique 





































Comme tous les ans.

On  débroussaille…

Cette année encore, deux vieillards chenus ont sorti tondeuse et taille haie pour rouvrir deux chemins totalement bouchés sur nos circuits.

-         La descente de Chapey au Pont d’Ajoux.

-         Le passage des Pierres aux Saints à Chapey.

-         La descente des Pierres aux Saints aux escaliers de Velay

Merci à Bob pour son 4X4   

… et merci aux municipalités de Charbonnat, Laizy et Saint Symphorien qui consacrent quelques heures par an pour nous soulager dans ces tâches. 

Féroce débroussailleur.




BIBRACTE, TOUR DES REMPARTS.

De la brume, de l'humidité mais pas de pluie. Des conditions idéales pour découvrir les remparts de Bibracte, dans la magnifique forêt de feuillus, coupés de sources et gardés par des queules mystérieuses.
Les remparts :
La cité a vu se succéder deux enceintes différentes et au moins cinq réfections de l'enceinte interne.
L'enceinte interne est postérieure à l'enceinte externe.
Enceinte externe :
- mur gaulois démantelé afin de construire le mur interne (estimé deuxième siècle av. J.-C.) 
- 7 km environ, matérialise l'acte de fondation de l'oppidum éduen (200 ha).
- hauteur de 4 à 5 m sans le couronnement encore inconnu, profondeur identique.
- un fossé de 2 à 4 m de fond sur une largeur de 6 à 10 mètres.
Enceinte interne :
- Estimé premier siècle av. J.C.
- 5 km (135 ha)
- a nécessité 10 000 stères de bois, entre 10 000 et 20 000mètres cubes de terre et une trentaine de tonnes de fer.
- une quinzaine de porte dont la porte du Rebout (20 m de large sur 40 m de profondeur).
- fermeture de la porte : dispositif défensif encore ignoré.
- des enclos funéraires aristocratiques ont été retrouvés entre les 2 lignes de remparts. 
Mur gaulois : 
Le murus gallicus est une construction en terre solidifié par un empilement en couches entrecroisées de poutres horizontales avec un parement en pierres sèches. L'accès intérieur au rempart se faitpar un remblai de terre tassée.
Relève plus d'une volonté ostentatoire que d'un intérêt stratégique.

L'eau à Bibracte :
Le Beuvray est une éponge grâce au sol granitique dégradé en arène (dixit Brigitte).
Aujourd'hui 16 sources sont répertoriées entre 680 et 780 m (sommet au Porrey : 821 m)
Elles ont alimenté 5 à 10 000 personnes sur Bibracte.
Actuellement, on a retrouvé 132 structures hydrauliques : 40 canaux, 34 caniveaux, 20 puits, 218 bassins, 11 tuyaux, 4 réservoirs, 3 égouts, 1 fontaine, 1 puisard... et les fouilles continuent. (Etude : la gestion de l'eau à Bibracte de Laetitia Borau)

Le Theurot de la Wivre
La "créature" avait trouvé ce rocher comme cache idéale pour y placer un trésor inestimable. Pour ce faire elle déplaçait le rocher de toutes ses forces et déposait le butin dessous. Elle réalisait cet acte une seule fois par an, le jour du dimanche de Pâques et étalait le magot sous les rayons du soleil. Une coutume prétend que si un pauvre homme parvenait à lancer de la mie de pain sur le fabuleux trésor, tout objet précieux atteint lui appartiendrait.
Un homme de Glux a essayé la manipulation, étant bien caché. La Wivre ne l'a pas repéré dans l'immédiat. Mais quand l'homme fut remarqué par la bête, celle-ci ne s'avouant pas vaincue, se transforme en une belle jeune femme et s'approche de lui pour le séduire. ... Il cède finalement à la tentation et finit par embrasser le monstre.
Il finit par repartir rejoindre sa famille, le sourire aux lèvres, non pas pour don aventure érotique mais pour son sac rempli d'or.
Notre brave avait malheureusement omis un détail, la coutume rapporte que pour s'emparer du trésor, il faut non seulement jeter la mie de pain mais cela fait il faut traverser le ruisseau le plus proche. L'avait-il oublié ou n'avait-il pas eu écho de cette précision ? Dans tous les cas, il arriva au village avec son sac rempli de cailloux.
Il existe d'autre variantes, nuit de Noël plutôt que jour de Pâques.
Cette légende se retrouve sous des formes analogues dans d'autres régions (Pierre qui vire, Wivre de Grisy.)

Autre fait relaté, on dit que cette pierre imposante servit d'estrade à Vercingétorix pour haranguer les foules.















Randonnée du Samedi 19 juin « Le club des cinq et les montagnes russes ».

9h15. Nous sommes cinq au départ de Morey, altitude 350m. Objectif : parcourir l’essentiel des 14km du circuit en matinée avant d’être accablés par la forte chaleur annoncée dans l’après-midi.

S’il fallait décrire notre périple en quelques mots, on pourrait dire ça monte, ça descend, ça monte, ça descend…de Morey à Fangey-le-Bas, de Fangey-le-Bas à Nuit, puis on récupère jusqu’aux ruines du moulin de la Fortune, avant de tirer la langue pour atteindre Villeneuve-en–Montagne et voilà que ça redescend jusqu’au ruisseau de la Verrière et le Moulin Pintot pour mieux remonter à Baugey et finir en pente douce à Morey !

On pourrait ajouter que ça grouille de lapins bondissants autour de Morey, que les anciens moulins sont nombreux et les points de vue exceptionnels sur le Mont Rome, les Trois Croix, le château de Brandon, le Creusot, la Theurée de Sanvignes…