Remise en état d’une section du GR.

 

A-t-on le droit de baliser un jour de premier mai, occupation qui n’entre pas dans la catégorie des travaux autorisés ce jour si particulier ?

Mais doit-on considérer cette activité comme une besogne ou un labeur ?

Nous avons été vite rassurés. La première personne que nous avons rencontrée nous a interpellés avec une familiarité que certains ignares dont il faisait certainement partie réservent d’ordinaire aux artistes dont ils ne comprennent pas la profondeur de la réflexion. : « Alors, on peinturlure ? »

Nous étions des artistes, des tagueurs champêtres méritant d’être autant reconnus que leurs confrères des villes.

C’est tout un art de marquer notre passage de rectangles de 10 cm sur 1 cm, placés en des endroits mûrement réfléchis, tantôt jaunes ou blancs ou rouges.

Ainsi, sur 4,2 km, de la Croix de Montrion au Chêne du Lot, nous avons restauré le balisage du GR 131 et d’une partie d’un de nos circuits d’AMUR.

Nous sommes passés, sans même nous arrêter, à proximité de l’auberge d’Uchon où il y avait foule. Nous aspirions au calme, satisfaits d’avoir, malgré nos âges avancés, accompli notre mission sans la moindre anicroche (pot renversé, chute malencontreuse suite à l’escalade d’un talus enherbé, oubli d’un outil nécessaire en plus des trois pinceaux, de la râpe et du sécateur).

 


Marche douce du 30 avril

 Marche douce en forêt de Planoise.

 Les randonneurs avançant en âge souhaitent continuer de se retrouver régulièrement sur des marches « dites douces ». Il convient de leur proposer un parcours de 5 à 7 km sans beaucoup de dénivelé, évitant autant que possible les voies goudronnées et présentant un intérêt quelconque, ce qui n’est pas toujours évident...

 La forêt domaniale de Planoise permet de répondre en partie à ces exigences.

Elle est située à l'est et au sud-est de la ville d'Autun, en partie basse de versants aux expositions diverses et sur le plateau de l'Autunois. Les sols sont majoritairement granitiques et gréseux, plus ou moins acides et recouverts d'alluvions selon les secteurs. Les enjeux de production ligneuse vont de faibles à forts avec toutefois une grande majorité d'enjeux forts avec des essences en place associant feuillus et résineux

 Les enjeux sociaux sont également importants avec des zones sensibles au niveau du paysage, en visibilité interne (fréquentation du public) mais aussi externe. De plus, la forêt domaniale est parcourue par un réseau de drains visant à capter l'eau potable à destination de la ville d'Autun, tout comme de nombreuses sources.

La fonction écologique est reconnue du fait de la présence de quatre ZNIEFF de type 1 sur la forêt domaniale.

Cette forêt a été aménagée pour la période 2003-2022 en trois séries de production, traitée en futaie régulière sur 2167,45 ha, en futaie irrégulière par parquets et bouquets sur 351,20 ha et en conversion en futaie irrégulière par pieds d'arbres sur 384,34 ha.

15,83 ha ont été mis hors cadre.

Les essences principales retenues pour cet aménagement sont, des feuillus, chêne sessile et Hêtre principalement, et des résineux, essentiellement du douglas.

 Pourquoi forêt de Planoise ? Ce nom vient sans doute du fait que la surface est relativement plane surtout côté Antully. La superficie actuelle en fait une des plus vastes de France. Elle s'étend du bois des Feuillies à Bois Mathey, Filhouse, bois Saint Martin, forêt de Montmain, Garenne Saint Claude, quartier Saint Blaise.

Cette forêt très ancienne était traversée par une voie romaine importante reliant Lyon à Boulogne sur mer. On raconte qu'en 1521, François 1er s'y est perdu au cours d'une chasse. Elle est parsemée d'une multitude de bornes royales ou épiscopales, vestiges de l’Ancien Régime et d’autres plus modestes et contemporaines »

 Le parcours mesurant 5,6 km avec un dénivelé de 31 mètres permet de suivre trois voies, l’allée forestière des Porrots, longue ligne droite plutôt monotone de 2 km, la route forestière des Râpées très légèrement montante sur 1,5 km et l’allée de l’Epousée, route toute droite éprouvante par cette température quasi estivale car goudronnée et peu ombragée.

Elle a regroupé une dizaine de participants, six dames et quatre messieurs. La bonne humeur a été de mise comme toujours, quelques anecdotes et la traditionnelle pause blagounette ponctuant des arrêts bien choisis en zone ombragée.

Nous sommes partis du Monument créé en hommage à Léon Magnard :
Né le 31 mai 1895 à Vilhain (Allier), mort sous la torture le 4 novembre 1943 à Dijon (Côte-d’Or) ; ingénieur des Eaux et forêts ; résistant du réseau Alliance en Saône-et-Loire.

Domicilié à Autun, ingénieur des Eaux et forêts, il était président de la Vaillante et de l’Association sportive autunoise.
Pendant l’Occupation, il participa aux activités du réseau Alliance à partir de mars 1943 comme chef de la région "Forteresse" et fut arrêté une première fois le 30 septembre 1943 à Autun. Libéré, il fut à nouveau arrêté en novembre 1943 avec son fils Jules, né en 1920, qui mourut en déportation.
Emprisonné d’abord à Chalon-sur Saône puis à Dijon, il mourut sous la torture.
Il était père de trois enfants et fut homologué, à titre posthume, sous-lieutenant FFI.

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On peut se poser cette question bien légitime : « Quelle est l’origine de la dénomination Allée de l’Epousée ? Elle doit son nom au fait que le 6 janvier 1769, une demoiselle Jeanne Cottin de Broye a épousé un dénommé Lazare Moine, de Repas, sur la commune d’Auxy. Cette demoiselle a emprunté la première avec ses parents et invités, ce chemin forestier qui venait d’être ouvert dans la forêt, pour aller à Auxy le jour du mariage. Au final, les habitants voisins lui ont donné le nom de « Chemin de l’Épousée » que cette allée a toujours conservé. C’est du moins ce que rapporte la tradition.

                                                       Le groupe.
 
                       Les allées sont monotones mais heureusement parfois ombragées


                                                  Causette à l'ombre.

                                                             Informations
 


                                         

Rando balsage sur le circuit de Maison-Dru.

 Douze personnes étaient présentes pour la rando balisage de ce dimanche 26 Avril au départ de Maison Dru avec Jacques, présence indispensable pour la technique du balisage : trait jaune de 1 cm sur 10, agrémenté du petit triangle directionnel en cas de tourne-à-gauche ou à droite. La discussion portait ensuite sur la dimension et la forme du pinceau, soit plat pour le maître baliseur, soit rond pour le président.

La technique d’application se poursuivit tout le long de la rando et chaque participant(e) put à loisir faire l’expérience du « trempage » du pinceau présidentiel. Expérience positive car chaque marque correspondait à peu près aux normes imposées.

Jacques nous abandonna à Vauvillard où sa voiture l’attendait, non sans nous raconter une histoire dont il a le secret et portant, sinon sur un pinceau, sur un objet à peu près équivalent.

Nous poursuivons notre chemin en direction de la cabane de la Croix de Montrion où nous attend un autre Jacques accompagné de son épouse, venus nous rejoindre en sens inverse pour pique-niquer avec nous.

Nous continuons en direction des Collins et de Vaux où nous trouvons des poteaux destinés sans doute à recevoir les balises des circuits de Saint Symphorien.

Nous effaçons et refaisons quelques marques jaunes difformes ou en surnombre notamment près de Coux. Florence M nous retrouve et nous accompagne sur la dernière côte du parcours suivie de la descente des Porots rendue difficile par de profondes ornières.

Après ces 14km, une bonne bouteille de cidre et quelques délicieux gâteaux artisanaux préparés par nos adhérentes, nous attendent : Brioche aux pralines, clafoutis à la rhubarbe et gâteau marbré nappé de chocolat.

Le groupe 

 

 
Cours de balisage
 
 



 



Blagounette


                                                                       Paysages

 


 

                                                      Au cours de la balade.

 


                                                                Réflexions

 

 

Belle après-midi jeudi 16 mai à Essertenne...

RDV était donné sur la place de l'église, qui a enfin retrouvé un clocher digne de ce nom après avoir été défiguré par l'installation de caissons très disgracieux....pour la distribution de la téléphonie...


 

10 séniors et 2 juniores ont pris le chemin de la Vie que Rioule, permettant de beaux panoramas à 360° sur la campagne verdoyante, sur le clocher et le village de Perreuil, au loin le mont Rome et les 3 Croix.

 

                                 

 Nombre d'animaux ont quitté les étables pour rejoindre les grasses prairies, nos blanches Charolaises ne sont plus majoritaires, supplantées par d'autres races plus colorées, les noires Angus, les blondes Aubrac et Limousines, les rousses Salers...sans oublier les ovins, très bigarrés sur la commune !


 

Grand ravissement pour Mia et Lilou, nos jeunes marcheuses, quand elles rencontrent la petite Uki, et la douce India !

 


Sous un soleil plus que printanier, nos pas nous ramènent au bourg après avoir traversé le bois de Vorvoille, où prospère le muguet, les hameaux du Musseau, des Pelletiers, d'autres rencontres canines, quelques reliefs plus pentus...

                                    

                                         


 


Que se sont donc raconté Catherine et Lilou, très en confidences tout au long des chemins...?



 Quant à Mia, débordante d'énérgie, elle a apprécié la fin de la balade et son petit goûter !

Sympathique invitation de l'aubergiste d'Essertenne, pour venir admirer toutes ses collections d'horlogeries diverses, montres, réveils, pendules, montres à gousset friponnes...

Enfin, le Grenier à Livres a ouvert ses portes pour terminer ce circuit par un p'tit bout de culture, pour le plus grand bonheur de Lilou, lectrice inconditionnelle de BD et mangas.