Marche douce en forêt de Planoise.
Les randonneurs avançant en âge souhaitent
continuer de se retrouver régulièrement sur des marches « dites
douces ». Il convient de leur proposer un parcours de 5 à 7 km sans
beaucoup de dénivelé, évitant autant que possible les voies goudronnées et
présentant un intérêt quelconque, ce qui n’est pas toujours évident...
La forêt domaniale de Planoise permet de
répondre en partie à ces exigences.
Elle est située à l'est et au sud-est de la
ville d'Autun, en partie basse de versants aux expositions diverses et sur le
plateau de l'Autunois. Les sols sont majoritairement granitiques et gréseux,
plus ou moins acides et recouverts d'alluvions selon les secteurs. Les enjeux
de production ligneuse vont de faibles à forts avec toutefois une grande
majorité d'enjeux forts avec des essences en place associant feuillus et
résineux
Les enjeux sociaux sont également importants
avec des zones sensibles au niveau du paysage, en visibilité interne
(fréquentation du public) mais aussi externe. De plus, la forêt domaniale est
parcourue par un réseau de drains visant à capter l'eau potable à destination
de la ville d'Autun, tout comme de nombreuses sources.
La fonction écologique est reconnue du fait de
la présence de quatre ZNIEFF de type 1 sur la forêt domaniale.
Cette forêt a été aménagée pour la période
2003-2022 en trois séries de production, traitée en futaie régulière sur
2167,45 ha, en futaie irrégulière par parquets et bouquets sur 351,20 ha et en
conversion en futaie irrégulière par pieds d'arbres sur 384,34 ha.
15,83 ha ont été mis hors cadre.
Les essences principales retenues pour cet
aménagement sont, des feuillus, chêne sessile et Hêtre principalement, et des
résineux, essentiellement du douglas.
Pourquoi forêt de Planoise ? Ce nom vient
sans doute du fait que la surface est relativement plane surtout côté Antully.
La superficie actuelle en fait une des plus vastes de France. Elle s'étend
du bois des Feuillies à Bois Mathey, Filhouse, bois Saint Martin, forêt de
Montmain, Garenne Saint Claude, quartier Saint Blaise.
Cette forêt très ancienne était traversée par
une voie romaine importante reliant Lyon à Boulogne sur mer. On raconte qu'en
1521, François 1er s'y est perdu au cours d'une chasse. Elle est parsemée d'une
multitude de bornes royales ou épiscopales, vestiges de l’Ancien Régime et
d’autres plus modestes et contemporaines »
Le parcours mesurant 5,6 km avec un dénivelé de
31 mètres permet de suivre trois voies, l’allée forestière des Porrots, longue
ligne droite plutôt monotone de 2 km, la route forestière des Râpées très
légèrement montante sur 1,5 km et l’allée de l’Epousée, route toute droite
éprouvante par cette température quasi estivale car goudronnée et peu ombragée.
Elle a regroupé une dizaine de participants,
six dames et quatre messieurs. La bonne humeur a été de mise comme toujours, quelques
anecdotes et la traditionnelle pause blagounette ponctuant des arrêts bien
choisis en zone ombragée.
Nous sommes partis du Monument créé en hommage à Léon
Magnard :
Né le 31 mai 1895 à Vilhain (Allier), mort sous la torture le 4 novembre 1943 à
Dijon (Côte-d’Or) ; ingénieur des Eaux et forêts ; résistant du réseau Alliance
en Saône-et-Loire.
Domicilié à Autun, ingénieur des Eaux et forêts, il était président de la
Vaillante et de l’Association sportive autunoise.
Pendant l’Occupation, il participa aux activités du réseau Alliance à partir de
mars 1943 comme chef de la région "Forteresse" et fut arrêté une
première fois le 30 septembre 1943 à Autun. Libéré, il fut à nouveau arrêté en
novembre 1943 avec son fils Jules, né en 1920, qui mourut en déportation.
Emprisonné d’abord à Chalon-sur Saône puis à Dijon, il mourut sous la torture.
Il était père de trois enfants et fut homologué, à titre posthume,
sous-lieutenant FFI.
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On peut se poser cette question
bien légitime : « Quelle est l’origine de la dénomination Allée
de l’Epousée ? Elle doit son nom au fait que le 6 janvier 1769, une
demoiselle Jeanne Cottin de Broye a épousé un dénommé Lazare Moine, de Repas,
sur la commune d’Auxy. Cette demoiselle a emprunté la première avec ses parents
et invités, ce chemin forestier qui venait d’être ouvert dans la forêt, pour
aller à Auxy le jour du mariage. Au final, les habitants voisins lui ont donné
le nom de « Chemin de l’Épousée » que cette allée a toujours
conservé. C’est du moins ce que rapporte la tradition.
Le groupe.
Les allées sont monotones mais heureusement parfois ombragées
Causette à l'ombre.
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