18 octobre. A travers bois et bocages du côté de Saint Firmin

 Reportage en images par ordre chronologique. Le texte suivra.

 
Ils étaient treize. Cela leur a porté bonheur, pas de pluie malgré des prévisions pessimistes



 









                                            Il se situe au sommet de la colline à droite


 


Treize Amuriens et Amuriennes sont au départ à Bouvier près de l’espace du temps libre dont le président, venu avec un véhicule antique : une 4 L GTL, voiture dont rêvait Michel à l’époque lointaine de sa jeunesse.

Malgré une carte et un descriptif technique détaillé, le départ est laborieux sur le début de l’itinéraire et nous ratons le menhir des Caillots qui devait servir de balise sur l’ancienne voie romaine Autun-Mâcon. Qu’importe ! Nous avons le menhir de Charmeau à Broye et Michel nous promet de le commenter lors d’une prochaine randonnée.

Au long du parcours, nous aurons une fois ou  deux, quelques hésitations sur la bonne direction à prendre en fonction de l’avis quelquefois divergent de nos guides. Après deux heures de marche, deux charmantes dames qui promènent leurs chiens nous confirment que nous sommes sur le bon chemin en nous précisant que quelle que soit la direction que nous prenons, nous arriverons au même endroit : « Tous les chemins mènent à Rome », c’est bien connu, d’autant plus que nous sommes probablement sur une voie romaine.

La plupart du temps, nous marchons sur de belles allées larges et ombragées bien entretenues dont l’usage, jadis, était probablement destiné, entre autres, à la promenade des dames du château de Brandon.

Sur certains endroits, il est quelquefois prudent d’être vigilant pour ne pas mettre le pied sur un étron car  actuellement, elles sont aussi utilisées pour la promenade des toutous.

Ces taches blanches dans les prés ne peuvent être que des champignons rosés des prés. Nos randonneuses gourmandes et intrépides n’hésitent pas à franchir barbelés et clôtures électriques pour agrémenter une omelette avec ces friandises que nous offre la nature.

Nous passons à proximité d’un magnifique taureau venu nous dire bonjour près de sa barrière, de race limousine selon notre professionnel, Bernard.

Catherine L. également spécialiste et grande connaisseuse de toutes sortes d’animaux, ne manque pas de nous préciser que son anatomie est parfaite. Je n’écrirai pas l’expression qu’elle a utilisée beaucoup plus évocatrice.

En résumé, belle marche de trois heures, avec une météo d’automne idéale, de beaux sentiers, de belles forêts et des randonneuses et randonneurs heureux d’être là ! Que demander de plus en cette période troublée ?

Ah, j’oubliais l’essentiel, les coffres de voitures avec leurs surprises de fins de randos : délicieux gâteaux confectionnés avec amour par certaines des participantes (elles se reconnaîtront !) et deux bouteilles de cidre offertes par le duo présidentiel.


Marche douce à Etang

                            

Bernard, seul hommes du groupe, a guidé huit marcheuses. Il a assumé avec plaisir. 

Le parcours de 8,300 km était un peu long pour une marche douce. Il s'est effectué sous un très beau soleil un peu chaud pour une journée d'automne.

 

Le trajet était vallonné et ombragé dans l'ensemble. Les haltes toujours bienvenues se faisaient dans de bonnes conditions.

 
On peut être inquiet sur l'avenir des plantations si les étés caniculaires et secs reviennent régulièrement.

Le départ se faisait depuis la piscine. A l'arrivée, quelques participantes auraient volontiers piqué une tête pour se rafraîchir.




Balade aux sources de l'Yonne

 Cette rando dans le Morvan avait été repoussée à cause d’intempéries mais en ce quatre octobre le temps était très agréable, toujours estival. Neuf marcheurs se sont retrouvés au parking du musée archéologique de Bibracte pour parcourir un circuit de treize km avec pause pique-nique au Port des Lamberts.

Cette rivière offre bien des intérêts dès sa source au Mont Préneley à environ 730 m d’altitude.

Elle a la particularité de naître dans une tourbière. Le sol gorgé d’eau agit comme une éponge géante et tremble souvent sous les pas. L'eau y est stagnante ou très peu mobile. Elle s’accumule en période de pluies abondantes et le sol restitue une partie de cette eau en période de sécheresse ceci grâce la présence de mousses spécifiques, les sphaignes aux teintes vertes, dorées, brunes ou rouge bordeaux. Leurs parties vivantes forment un vieux coussinet spongieux, tandis que les parties mortes en profondeur brunissent. On y trouve également des plantes adaptées aux milieux pauvres et acides, comme les linaigrettes (qui portent des houppes blanches cotonneuses) ou parfois des plantes carnivores comme le droséra. Elles ne dévorent pas les petits enfants mais digèrent les petits insectes grâce à leurs tentacules adhésifs, complétant ainsi leur alimentation en milieux pauvres en azote. Ces tourbières présentent un intérêt écologique. Bien qu'au niveau mondial elles ne représentent que 3% des terres immergées, elles régulent le climat, la gestion de l'eau, elles préservent la biodiversité en stockant 2 fois plus de carbone que l'ensemble des forêts.  

Des ports en plein Morvan comme le port des Lamberts ? Cela peut surprendre. Au XVIe siècle, il est nécessaire d’approvisionner la capitale en bois de chauffage et de four ; on souhaite alors faire appel au bois des forêts du Morvan !

A l’automne, les bûches morvandelles étaient coupées et marquées aux extrémités (pour connaître leur propriétaire) puis jetées dans les rivières depuis ces ports : elles étaient appelées « Les bûches perdues ». Elles arrivaient au printemps à Clamecy et dans les villages alentours par la rivière Yonne où des hommes, des femmes et des enfants les sortaient de l’eau, les triaient et les empilaient par marque.

Le voyage des bûches

Venait ensuite la construction des « trains de bois », des radeaux de 75 mètres de longueur sur 4,50 mètres de largeur composés d'environ 200 stères de bois.

Pour atteindre la capitale, les trains de bois étaient guidés par les flotteurs. Ce périple durait une dizaine de jours. 

En 1804, plus de 3000 trains de bois quittaient les ports en direction de Paris !

Pendant près de 400 ans, les flotteurs ont approvisionné la capitale en bois de chauffage et de four et c’est toute une population, depuis le Morvan jusqu’à Clamecy et ses environs qui a travaillé pour le flottage du bois.

L’utilisation du charbon, le développement progressif du chemin de fer et l’arrivée de bateaux sur le canal du Nivernais y mettront fin progressivement.

 L’Yonne, 292 km se jette dans la Seine avec un débit plus important de 93 m3/s contre 80 m3/s à la Seine mais la Seine a été choisie comme fleuve car elle avait une forte charge symbolique et religieuse. Un sanctuaire de guérison était situé à sa source sur le plateau de Langres à 470 m d’altitude et vénéré sous le nom de Sequana.


 
Invitation à méditer.






La route conduit à des paysages variés.




Décor naturel et humain.


Le groupe au départ.




Pique-nique au port des Lambert




En action ou en relaxation.

A l'arrivée opération reprise de calories !