Matinée au fil de l’eau et à travers champs.

 Matinée au fil de l’eau et à travers champs.

Ce dimanche, 20 septembre, journée du patrimoine, de l’ouverture de la chasse, journée mondiale du nettoyage de notre planète et du carburant à plus de 2 €, les adeptes de nos  randonnées dominicales étaient fort peu nombreux.

En effet, nous étions cinq seulement, Marie-Thérèse, Madeleine, Claudine et Catherine² à Ecuisses, au bord du canal, 9ème écluse proche de la Villa Perrusson.

Notre circuit de 10 km commence au fil de l’eau, sur la voie verte longeant le canal jusqu’à St Julien-sur-Dheune. Puis, notre périple se poursuit à travers champs en passant par des lieux aux noms charmants, la Mouille Guichon, les Jards, le Crou Boulou… Nous traversons le ruisseau à sec de la Moucherie, affluent de la Dheune, pour rejoindre le Bois de la Garenne. Là, nous nous accordons une pause-café-gâteau aux noix. A la sortie du bois,  nous rencontrons le sympathique propriétaire qui accueille avec grand plaisir les randonneurs respectueux de la nature. Nous répondons parfaitement aux critères ! Il reste quelques kilomètres à parcourir sur un beau chemin agricole avant de rejoindre la 9ème écluse. Il est midi.

         
       












La Villa Perrusson est toute proche. Après sa restauration extérieure et intérieure de 2014 à 2023, la Villa est devenue un site incontournable. C’est la journée du patrimoine, elle est ouverte jusqu’à 13h nous profitons de l’heure qu’il nous reste pour la (re)visiter ainsi que l’exposition de l’artiste et designer Harmonie Begon « Au gré d’un quatre-heures », projet autour du patrimoine céramique de la Communauté Urbaine Creusot Montceau et de la Vallée de la Céramique. Elle rassemble objets glanés ou créés et fédère des acteurs du territoire autour d’une table qui devient espace de mémoire et de rencontre.

https://villaperrusson.fr               https://harmoniebegon.com


 




Pour en savoir plus et briller en société :

La Dheune. Rivière de 76,5km, affluent de la Saône qu’elle rejoint à Allerey-sur-Saône. Elle prend sa source à l’étang de Bondilly. Son cours supérieur alimente le canal du centre sur une trentaine de kilomètres.

Etymologie : racine celtique : du gaulois dubu (sombre, noir) et indo-européenne dheub (profond) que l’on retrouve dans Doubs. Variantes apparentées : Dhuine, Douyne, Dhuy

Le canal du centre. Ouvrage d’Emiland Gauthey réalisé entre 1784 et 1793 sous l’autorité des Etats de Bourgogne. Relie la Loire à la Saône. Gabarit Freycinet. 112km, 61 écluses : 27 sur le versant Loire-Océan, 34 sur le versant Saône-Méditerranée, 1 pont-canal à Digoin.


10 septembre : En Brisecou

 Jacques qui guidait cette marche douce a fait un travail approfondi intitulé "En Brisecou, fermes et aqueduc" que vous pouvez lire dans son intégralité sur le site de la louvetière (http://www.louvetiere.fr) dans la rubrique Randonner alentour, les escapades de l'Amur n°39.
Nous avons mis à la fin de l'article un texte qui concerne surtout un aqueduc qui approvisionnait en partie Augustodunum. 
Nous devons à Catherine  le texte et les photos sur cette marche douce.

Jeudi 10 septembre, première marche douce de la rentrée.

Jacques G , bien que parisien, connaît la région  bien mieux que la plupart d’entre nous pour l’avoir arpentée, explorée, fouillée sans relâche, à la recherche des conduites d’eau qui alimentaient les usines Schneider, des âmes de la Louvetière  en 1850 et ( objectif de l’escapade de ce jour) des vestiges de l’aqueduc romain partant de l’étang de la Toison jusqu’au faubourg Saint-Blaise à Autun, les fermes des Cloix, de la Chanelotte, Brisecou, les minières et le jardin anglais.

Nous sommes 13 au départ de l’étang des Cloix  pour une boucle de 5,5 km en sous-bois. Malheureusement,  les journées caniculaires passées et la sècheresse ont laissé des traces désolantes  sur de nombreux arbres. Nous apprécions d’autant plus la fraîcheur ambiante et nous nous extasions même devant une flaque d’eau !

La marche est ponctuée par les explications de Jacques : les puits jalonnant l’aqueduc romain et qu’il faut deviner dans le fouillis de la végétation, les minières, les fermes de jadis… et pour respecter la tradition, par quelques blagounettes des uns et des autres et un joli conte. 

Le groupe moins la photographe.
 



               






Vestiges de l’aqueduc de Montjeu

 Il prend sa source aux captages réalisés dans l’actuel domaine de Montjeu, au niveau de l’étang Paillard. Toutes traces ont disparu suite aux aménagements.

Longe la route de l’étang des Cloix

Suit la route forestière puis le chemin jusqu’à l’ancienne ferme de Brisecou

Plonge vers le chemin de la cascade (arrivée vers le captage du Ruisseau des Moulins)

Suit le chemin de Couhard (on suppose que l’on marche sur sa voûte)

Gagne le faubourg St Blaise (plus de traces) où il est rejoint par l’aqueduc de Mondru et entre en ville.

Soit un dénivelé de 200 m sur environ 6 km.

Datation

Plusieurs hypothèses sur la date de sa construction dont la plus satisfaisante serait de 71 après J.-C.

Caractéristiques

L’ouvrage est entièrement souterrain. Pour éviter la montée en pression due à la dénivelée, le canal est constitué d’une succession de pentes faibles reliées par 24 puits de rupture de pente.

Traces visibles

Le parcours est identifiable de Montjeu à Brisecou grâce aux effondrements de la voûte.

- Au bord de la route des Cloix, un effondrement a été fouillé. Il fait apparaitre la trace du canal. Les voûtes, en parfait état, sont visibles à travers de petites ouvertures subsistantes. (Il est consternant que ce site soit laissé à l’abandon).

- Vers Brisecou, une large tranchée révèle l’effondrement de la cascade de 14 puits qui atteignait l’actuel chemin de Couhard.

- La fouille du premier puits est visible. Le reste a vraisemblablement servi de carrière de pierres. La tranchée est très visible à sa traversée de l’actuelle route.

- Le long du parcours, au hasard d’effondrements, on découvre l’émergence de quelques claveaux qui, parfois, couvrent une voûte en bon état.

- Au niveau du Pont de Fer, le canal est plaqué au socle granitique escarpé et est consolidé par sept contreforts encore visibles.

Émergence.

Émergence, mur extérieur.

Aqueduc et puits.