Cormatin

41 participants à la 2ème manche du challenge départemental UFOLEP et 11 marcheurs d'AMUR.
La météo annonçait la pluie pour 14 heures. Elle est arrivée dès 13h30. Non seulement nous avions effectué notre balade du matin mais le pique-nique était pratiquement terminé. Il ne restait plus qu'à profiter du café préparé par la dynamique équipe d'Uxeau chargée de l'accuei. Daniel avait reconnu le parcours et guidait le groupe au départ de la zone de détente. Par précaution nous prenons la variante conseillée en temps d'inondation car la Grosne coule à ras-bord.
Le parcours est pratiquement plat mais pas dénué d'intérêt . Nous redécouvrons au loin Savigny sur Grosne que nous avions longé en 2010 lors de la traversée Sud-Nord du département. Le hameau de Cortemblin mérite une pause prolongée pour ses maisons restaurées avec goût. Nous passons également à proximité du château d'Uxelles. Le circuit était conçu pour permettre à ceux qui le souhaitaient de s'épargner 2 km ce dont profitent quelques-uns. 
Nous dominons Cormatin découvrant des toits bien alignés et, en contrebas, le château but de la visite de l'après-midi. Vous trouverez sur internet en tapant château de Cormatin des informations sur son histoire mais également un nombre impressionnant de photos. Cela tombe bien car nous avons laissé les appareils au repos, la pluie battante n'incitant pas à prendre des vues. Notre jeune guide nous fait une visite instructive et très complète mais nous ne profitons pas comme nous l'aurions souhaité du magnifique potager et du parc.
Nous nous quittons un peu en désordre, le temps n'incitant pas à nous éterniser sur le parking.



Cortemblin
Vue aérienne
Fèves
Pique-nique 1
Pique-nique 2

Le circuit du matin



Marche humide à La Certenue

"On y va, on n'y va pas ?
- On y va"
Daniel avait bien proposé de ne pas trop s'écarter des voitures mais la majorité voulait parcourir le circuit initialement prévu.
Nous voilà donc partis. Là-bas, à l'ouest, le Morvan disparaît sous la grisaille mais qu'importe. On ne va pas se laisser impressionner par ce qui se passe à l'horizon.
Mais où est passé Jef ? A-t-il rebroussé chemin ? Nous appelons : rien. Il apparaît enfin tout heureux d'exhiber des bébés cèpes qu'il imagine déjà frits à la poêle. Du coup, nous avons fait du sur place et des nuages de plus en plus noirs arrivent au-dessus de nos têtes.
Sagement, nous décidons de réduire quelque peu le parcours mais, semblables au lièvre de la fable qui avait musardé en chemin, il nous reste un bon kilomètre à parcourir quand nous sentons les premières gouttes. Par chance, nous sommes à 100 mètres d'un des chalets mis en place il y a une quinzaine d'années pour abriter, si besoin, les promeneurs. Et besoin il y a car à peine avons-nous pénétré à l'intérieur qu'une tornade mêlant grêle et pluie s'abat sur notre toit.
Combien de temps devrons-nous attendre ? Une demi-heure plus tard, nous profitons d'une accalmie pour rejoindre les voitures. Des fils téléphoniques retiennent des troncs terrassés par le vent. Avec les voitures, nous slalomons entre les branches qui jonchent le sol. Vous aviez dit "marche douce " disons plutôt "Marche douche". Nous avons pris l'accent auvergnat à Volvic encore une ville d'eau !






Escapade chez les Arvernes, le reportage de Catherine


ESCAPADE  CHEZ LES ARVERNES – 1°, 2 et 3 juin 2012

Vendredi 1° juin :

Nous sommes seize volontaires pour cette aventure auvergnate proposée par Michel. Nous quittons la Saône-et-Loire en fin d'après-midi, répartis dans quatre voitures dont les coffres regorgent de vivres, de bouteilles (on ne sait jamais ) et accessoirement  de chaussures de randonnée et de sacs à dos.

Les premiers arrivés au gîte municipal du village de Charbonnières-les-Varennes contactent Mme V. qui leur fait visiter les lieux. C'est une grande bâtisse  longtemps restée en ruines, puis rachetée par la mairie et restaurée il y a une douzaine d'années. C'est très propre, très confortable, parfaitement équipé. Lorsque le restant de la troupe arrive et une fois l'installation dans les chambres terminée, les choses sérieuses commencent : investir la cuisine, remplir le frigo, préparer le repas ( "zut! j'ai oublié le beurre cru du Jura !" s'en mordra les doigts Martine et le lui rappellerons-nous tout le weekend ). C'est rondement mené, comme on peut l'imaginer, tout comme l'apéritif qui se tient dans le petit jardin. L'eau n'est pas potable à la fontaine, qu'à cela ne tienne, nous buvons du rosé pamplemousse. Il faut savoir s'adapter aux contingences.

A TAAAABLE !!! On doit se placer par ordre alphabétique, demain ce sera par dates de naissance. Tout le monde se régale des pâtes fraîches à la carbonara préparées par Martine,  la salade, le chèvre, le comté, le cacouyard ( ça vient du Jura, c'est rond, ça ressemble au reblochon, ce n'en est pas, ça a le goût des noix, c'est bon ) et les desserts passent tout aussi bien. Tout comme la poire dans le gosier de certains...Happy birthday Bernard, happy birthday Bernard !!!

Après les nourritures terrestres, les nourritures de l'esprit s'imposent : nous terminons la soirée par le jeu des 1000 questions sur l'Auvergne. Et sous le feu ( presque roulant ) des questions de Martine qui orchestre la partie,  l' équipe A et l'équipe B s'affrontent dans un duel sans merci ! C'est une joute acerbe, sans concessions, tous les coups sont permis pour déstabiliser l'adversaire, l'humilier, lui faire mordre la poussière ! L'équipe A démarre en force et mène le jeu tambour battant, l'équipe B manque de réussite, n'a pas le mental et perd confiance mais se reprend  grâce à des questions très faciles. L'équipe A, magnanime, accepte le match nul  sans discuter. AU LIT tout le monde !!!

Samedi 2 juin

Petit déjeuner. Christian est préoccupé, une question métaphysique le tarabuste :
                                           " Vous avez la barre de la poire ?"
Grand ciel bleu, soleil radieux, café, tartines, confitures maison ( Martine, où est le beurre ??? ) crème solaire, distribution du pique-nique, sacs à dos, bâtons. En route pour le puy de Pariou et le puy de Côme via le fournil du village de Loubeyrat où nous faisons la connaissance du sympathique boulanger, meilleur ouvrier de France. Il nous fait visiter son fournil, qui date de 1865. L'autochtone est très accueillant. Ca sent bon le bon pain et la brioche. On en oublierait que nous avons prévu une randonnée !

L'ascension du puy Pariou ne pose aucun problème, le sentier est ombragé, le dénivelé raisonnable. A 1209 m d'altitude, la vue sur le puy de Dôme et la chaîne des volcans est impressionnante. Nous descendons dans le fond du cratère, nous sommes minuscules, allongés dans un immense bol vert, le ciel bleu au-dessus de nos têtes ! Quelques photos, quelques douceurs, nous remontons au bord du cratère. Brigitte déploie une magnifique carte géologique, nous donne de savantes explications, répond à nos questions, comme elle sait si bien le faire. La suite du parcours se fait par un grand escalier de bois, face au puy de Dôme qui grandit au fur et à mesure que nous descendons. Objectif, pique-nique à l'ombre, entre le grand Suchet et le Cliersou pour ensuite affronter l'ascension du puy de Côme à 1253 m d'altitude. La montée est très raide, fort heureusement la plus grande partie du sentier est ombragée. Le panorama au sommet vaut la peine qu'on se donne, nous faisons le tour du cratère . Le ciel s'est légèrement ennuagé, le vent souffle, nous reprenons le nôtre avant de redescendre par le même chemin. Malgré sa genouillère nouvelle génération, Michel commence à traîner la patte, mais il souffrira en silence et avec le sourire jusqu'au parking où nous attendent les voitures. Sur la route du retour, notre envie de boire une bière bien fraîche à la terrasse d'une auberge sera vite déçue, le serveur nous indique qu'il a autre chose à faire que de nous servir. L'autochtone peut être très désagréable.

Vexés, nous rentrons au gîte, prenons une douche et entamons un apéritif consolateur et sans frontière : Bourgogne blanc, blanc du Var, Gewurztraminer, rosé, quiche, gougères, rillettes de saumon, tapenade...Comme il se doit les hommes s'occupent du barbecue, ils savent si bien le faire ! Que ferait-on sans eux ? Comme prévu, nous nous plaçons à table par dates de naissance, seule entorse à la règle, Marie F et son ami venus nous rendre visite de Clermont Ferrand, ne voient aucun inconvénient à s'asseoir  chez les vieux.

Nous terminons la soirée dans la salle de détente par la projection des photos prises par les uns et les autres depuis notre arrivée et une petite causerie de Brigitte en 3 points :

1. Présentation géographique de la chaîne des puys. Les volcans d'Auvergne sont récents
    puisque le puy de Côme et le Pariou existent depuis environ 8000 / 9000 ans seulement
    Découverte de la nature volcanique du massif par Guettard en 1752.

2. Rapide aperçu de la formation géologique.

3. Explication des différents types de volcans.

Merci Brigitte !

Dimanche 3 juin

Petit déjeuner. Une question tarabuste chacun d'entre nous " Vous avez entendu l'orage ?" Certains oui, d'autres non.

Ciel tourmenté, ambiance très humide, venteuse. Que faire ? Nous décidons, grâce aux conseils éclairés de Brigitte (encore elle !) de visiter les sources pétrifiantes de Gimaud à quelques kilomètres de là. L'entrée ne paie pas de mine mais la jeune guide est très accueillante et chaleureuse et ce que nous découvrons est étonnant. ( voir le document )

Nous poursuivons par une petite boucle de 2 km à travers champs jusqu'au "puits qui bout",
un puits naturel où une eau à 25° semble bouillir.  

Nous quittons l'Auvergne et le gîte après le déjeuner. En route pour de nouvelles aventures !

Ce que nous avons vu :
  • du muguet en fleurs, des orchis, de la parisette, de l'ail des ours, de la gentiane, des centaurées, des véroniques, des pensées sauvages, la salmone de Valerand...
  • des drapeaux et ballons jaunes et bleus
  • des supporters de l'équipe de rugby de Clermont
  • des volcans
  • un fan de Johnny et sa collection de briquets, verres, photos, cassettes vidéos, livres à l'effigie de l'idôle des jeunes.
Aphorismes :
Tout cul tendu mérite son dû.
Gâteau du matin n'empêche pas le turbin.

Devinettes :
Je suis allée au marché de Cavaillon. Il y avait des melons. J'en ai choisi un. Il était beau, il était rond, il sentait bon. J'ai pris un couteau, je l'ai coupé en deux. De quel côté se trouve la queue  ?  Je suis allée au marché.......................................

Qu'est-ce que le "milliard " auvergnat  ? un navet, un gâteau fourré de fruit ou un fromage ?

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