Dimanche 2 Octobre : Les Pierres aux Saints ou Ma3

 

Nous étions 14 marcheuses et marcheurs au départ de la rando dite « des Pierres aux Saints » que nous n’aurons fait qu’apercevoir ou même deviner car nous en étions à environ 150m au plus près.

Nous aurions dû, en fait, l’appeler « reconnaissance du Ma3 » car c’est ce que nous avons fait pendant une bonne partie du parcours.

Dès le départ, après la traversée de la D287, nous nous dirigeons directement vers le hameau de Fontaine Mollaine et empruntons un sentier plat qui traverse une magnifique forêt de résineux.

Au bout de 300m, nous faisons demi-tour afin de rejoindre le Ma3 en direction du hameau de Montromble.

 Ne regrettons rien : Le paysage, avec une vue plongeante sur la vallée du Rançon et du Mesvrin, valait vraiment le détour. De plus, l’idée d’un nouveau parcours sur la Bondelue, Chevanne, Montmaison fait son chemin…(Le rédacteur ne l’a pas fait exprès mais aime l’idée.)

Quatre ânes, dans une pâture en contrebas, nous regardent en se posant des questions. Ne vous  inquiétez pas, c’était notre échauffement avant les 424m de dénivelé de notre vraie rando !

La descente sur Velay nécessite une révision du balisage jusqu’à Moulin-Guinot.

Le sac de Michèle s’alourdit de plus en plus  « à l’insu de son plein gré » tout le long du parcours : des mains malveillantes ou bienveillantes le remplissent d’objets divers dont la majeure partie est constituée de châtaignes. À elle de trier le bon grain de l’ivraie à son retour…. Avec promesse d’une soirée marrons chauds !

À la pause au haut de Chapey , une petite lecture de carte nous indique que la rando n’est pas encore terminée, il nous reste la descente sur le Pont d’Ajoux et la remontée sur la maison forestière avec le passage obligé devant cette curiosité de la nature que certains appellent « la girafe » pendant que d’autres y voient le symbole de l’amour éternel.

Enfin, c’est l’arrivée aux voitures avec la récompense due aux vaillants marcheurs du 2 Octobre : gâteaux divers, aux noix, aux pralines, aux pommes arrosés de thé chaud, de jus de fruits et de cidre.

Conclusion : belle balade, physique certes, mais pas de chasse et météo agréable.

 

 















 























Les buts inavoués des marches extra douces

Imaginez un petit groupe promenant un chien : c’est banal. 
Imaginez maintenant un chien promenant un petit groupe : c’est moins courant et pourtant c’est ce que, victimes consentantes, nous avons vécu cet après-midi. 
Agé, sourd, se déplaçant avec difficulté, il est en droit de profiter des arômes parsemant le parcours, de les flairer longuement, parfois de les compisser pour rappeler qu’à une époque il fut quelqu’un d’important. 
Dante, retraité choyé par ses maîtres, fut dans une autre vie chien-guide pour aveugle et il mérite bien notre considération. 
Nous sommes quatre extra doux marcheurs et chaque arrêt aura permis d’échanger quelques propos enrichissants Nous rafraîchissons nos connaissances en botanique. Nous évoquons des anecdotes puisées chez des auteurs portant un regard réaliste, parfois amer, parfois philosophique sur notre société et notre vécu. Nous parlons également du patrimoine du village qui nous accueille et de son intégration dans l’époque contemporaine. 
Saviez-vous que la robuste tanaisie s’est répandue en Europe occidentale par les invasions barbares et qu’elle a, outre une odeur puissante, des propriétés vermifuges ? 
Regardés à la loupe, les lichens offrent un décor digne des vitrines des joailleries les plus réputées. 
Voilà les cynorrhodons à l’orthographe piégeuse dans les dictées de Bernard Pivot. Justement, il est évoqué quand il rappelle que vieillir c’est chiant. Quelques aphorismes de Sylvain Tesson sont appréciés à leur juste valeur. Nous n’oublions pas Gilbert Brochot, le local de l’étape qui, dans sa rétrospective du siècle, parle des jeux de son enfance. Nous, ça nous parle mais ils font maintenant partie d’un passé inimaginable pour les jeunes générations actuelles. 
Nous donnons des précisions sur l’histoire du barrage, sur les particularités de l’église, sur l’épaisseur des murs du donjon élevé en 1356. Le dernier prieur du prieuré de St Sernin aura été Jean-Baptiste Augustin de Salignac Fénelon actif et novateur ce qui ne l’empêcha pas d’être guillotiné sous la Terreur en 1794 à 79 ans, son titre d’aumônier de la reine Marie Leszczynska gommant les bienfaits qu’il avait faits en dirigeant un établissement de charité à Paris. 
C’est ça, une marche extra douce. Ses buts ? un peu de marche et beaucoup d’échanges. 













Charbonnat, vérification du balisage.

Dimanche 18 septembre, AMUR avait parcouru le circuit C1, les Hauts de Charbonnat, une référence en matière de qualité du paysage pour le club. 
La Commune se fait un devoir de passer chaque année le broyeur sur l'ensemble du circuit et c'est un geste que nous apprécions. Par contre, bien que nous ayons l'an passé repeint les marques, nous constatons qu'elles se ternissent rapidement.
Aussi, hier, 23 septembre, un commando de volontaires a parcouru le circuit équipé comme il se doit : moyen de transport adapté, à savoir le Duster tout terrain d'un ancien président, la "baoule" d'intervention express du baliseur en chef, un coupe-branche, un sécateur et une scie égoïne utilisés selon la tâche à accomplir par la secrétaire de l'association qui sait vraiment tout faire, le tout supervisé par une personne jouant le rôle du randonneur inexpérimenté. 
De quoi susciter l'intérêt des troupeaux encore au pré qui pensent en nous voyant qu'il est bientôt l'heure du pansage. 
Il a bien fallu trois heures pour tout revoir. 
Nous nous refusons à parler de travail dont l'éthymologie tripalium évoque un instrument de torture et qui désigne en effet la souffrance et la douleur.
La bonne humeur gomme le désagrément de quelques piqûres d'orties ou de griffures de ronces. 
Aussi, nous invitons les hésitants à venir agrandir le groupe des Attilas qui s'étiole, les avatars de la vieillesse se chargeant de diminuer l'effectif de notre vaillante équipe.







Marche douce du 22 septembre

La Pissoire et La Fallourde.

C’est arrivé un 22 septembre :

480 av. JC, grande victoire des Athéniens à Salamine.

1792, premier jour du calendrier républicain et de la première république française.

1802, début des travaux du canal de l’Ourcq.

1862, abolition de  l’esclavage par Lincoln.

1922, naissance d’Yvette Horner.

2022, journée internationale sans voiture, des femmes d’affaires aux USA, du rhinocéros

et de la marche douce Amur du jeudi après-midi, par quinzaine, dans les bois de St Sernin.

Nous sommes 15 au rendez-vous pour parcourir 7km, principalement en sous-bois. La cascade de la Pissoire est à sec comme on s’y attendait. Nous faisons une halte au bel étang de la Fallourde, en partie couvert de nénuphars et lieu de vie de nombreux oiseaux, hérons, aigrettes, cormorans…

Le groupe s’étire en fonction du rythme des uns et des autres puis se reforme pour échanger quelques anecdotes, puis s’étire à nouveau. Tout cela dans la bonne humeur et avec le plaisir de profiter d’un bel après-midi, le dernier de cet été 2022. 











Charbonnat, la Croix Rozian










Dimanche 18 septembre.

Le circuit des Hauts de Charbonnat, le C1, est l’un des plus beaux de notre catalogue. Nous avons pu le vérifier à nouveau, ce dimanche après-midi, dans des conditions idéales : ciel bleu limpide, température parfaite. Certes, il faut commencer par grimper de la Croix de Montjalmain  jusqu’à la ligne de crête à 450m, mais l’effort est largement récompensé par les magnifiques points de vue sur les vallonnements du Pays de Luzy à l’ouest et la vallée de l’Arroux, le massif d’Uchon de l’autre côté. La descente dans la vallée est tout aussi belle et agréable. A l’arrivée, comme il se doit, nous partageons bien volontiers une délicieuse tarte à la semoule et un excellent gâteau aux figues. Merci aux deux pâtissières du jour, Véro et Marie-Thérèse.

Cette randonnée nous aura permis de vérifier le balisage et constater qu’il est parfois bien pâlichon. Donc il doit être rafraîchi. Ce qui sera fait très prochainement.

 







Grande Première à Uchon le 11 septembre.

L'Association Broc et Trad d'Uchon nous a proposé de se joindre à elle pour l'organisation d'une randonnée sur leurs terres, ouverte au public.
Les "Broc et Trad" assurent la partie  administrative, les achats, la trésorerie ainsi que les inscriptions. Les "Amuriens" gèrent le balisage et les deux ravitaillements.
C'est une première et nous allons totalement dans l'inconnu. Combien de participants ? 100 s'il pleut comme vache qui pisse ou 500 si le ciel est bleu ?
Le ciel est bleu et le nombre de participants, 650, dépasse nos prévisions les plus optimistes.  Ce sera juste pour les ravitaillements ; ici aussi on apprend à gérer la pénurie. Heureusement, les plus matinaux passent souvent leur tour, pressés qu'ils sont de faire un chrono. Deux Amuriens renforcent l'équipe chargée des inscriptions, le reste, une petite vingtaine se répartit équitablement à Bay sur le grand circuit et au Treuil sur le grand et le moyen.
Déjà bien rôdés par 30 années de pratique sur Autun Le Creusot, nous assumons dans la bonne humeur. Nous ne sommes pas avares des sourires aux marcheurs, des encouragements pour ceux qui commencent à être fatigués. Nous sommes totalement hypocrites car nous, nous savons ce qui attend les randonneurs lors de la remontée sur Uchon et nous nous gardons bien de leur dire qu'ils ont mangé leur pain blanc en premier.
Voici la livraison des plateaux-repas. Ils sont plutôt copieux et équilibrés. Le gros de la troupe est passé. Il est temps de démonter les pagodes et de commencer le dé-balisage. Il faut le faire dans la foulée. Le repousser au lendemain prend des allures de corvée.
Nous rejoignons le QG. L'ambiance est au soulagement. Tout s'est passé normalement ou presque. Dans quelque temps nous ferons un bilan détaillé qui permettra de gommer dans le futur quelques petites imperfections.