10 novembre, Balade dans la brume

 « Purée » ! Cette exclamation d’un participant au sortir de sa voiture n’avait rien à voir avec son repas de midi mais c’était un véritable cri de désespoir causé par le brouillard qui allait gâcher le plaisir de découvrir les chaudes couleurs des paysages d’automne. 16 personnes se retrouvent au départ pour une marche de 10 km à Essertenne avec peu de dénivelé, baptisée "les Quatre Vents". Ce n’est pas mal pour une veille de 11 novembre permettant de profiter d’un W.E. prolongé.

C'est parti en direction du « lieu-dit » la Dheune sous cette brume désagréable qui ne décourage pourtant pas nos adhérents. Sur le papier est indiquée une église romane que je n'ai pas trouvée et pourtant ce n'est pas faute de l'avoir cherchée lors de la reconnaissance.

Nous quittons la route goudronnée pour un chemin agricole qui nous mène à la ferme des Quatre Vents située, comme vous l’imaginez, sur une butte bien dégagée. En contre bas du chemin nous distinguons la voie de chemin de fer ; en arrière-plan nous devinons sous le brouillard le canal du Centre. Nous traversons la ferme, admirés par des moutons je suppose de race shetland. Nous continuons sur une petite route goudronnée conduisant au hameau "Les Taches". Nous passons devant la Croix Bouchat (calvaire). Aux Taches nous longeons un chemin où des rochers faisant penser à des menhirs sont alignés. Nous traversons la départementale D984 pour suivre la rue des Pelletiers qui forme une boucle avec un retour sur la D984 que nous retraversons. Aux Pelletiers un bruit attire notre attention, ce sont des oies qui, derrière leur grillage nous acclament. C’est ce que nous préférons croire plutôt que de les imaginer en train de nous lancer des insultes.  Nous traversons la départementale pour rejoindre la place de l'église d'Essertenne où, comme à l'habitude, nous partageons des gâteaux sortis du coffre.

Malgré le brouillard de plus en plus dense en cette fin de journée, nous sommes ravis à défaut d’avoir pu le vérifier d’apprendre qu’Essertenne contemple la vallée de la Dheune et les vignobles du Couchois. Le but, c’était quand-même d’admirer leurs couleurs chatoyantes.

Ce village pittoresque s'est construit autour de son église au milieu du 12ème siècle non loin du Lac de Montaubry.

J'ai hésité à écrire le texte en gris !

A 2 mètres, on distinguait bien les couleurs.

 

On voyait de moins en moins bien.



31 octobre : marche relativement douce à St Sernin du Bois

 

Le Rendez-vous est fixé au parking des randonnées au-dessus du cimetière à Saint Sernin du Bois. Nous sommes 14 adhérents à prendre le départ ce qui n’est pas mal pour une veille de Toussaint et malgré la présence d’un brouillard persistant depuis plusieurs jours. Nous prenons la direction du Château. La Tour qui le domine et le barrage en contrebas enfin inauguré après cent ans d’existence donnent au bourg un cachet qu’on ne se lasse pas d’admirer. Nous continuons en direction de la Croix en empruntant un petit « crapuchot » qui nous sert d’échauffement. A la Croix, nous sommes au point haut de la rando et après un dernier coup d’œil au village en contrebas, nous prenons la direction de Bouvier par le sentier des Bruyères qui passe aux anciennes carrières de granit. Elles ont servi à la construction de la Mairie du Creusot mais également à la fabrication de pavés pour Paris. Ils ont été utilisés pour la construction de barricades lors des événements de mai 1968 et également de projectiles. Un manifestant, étudiant creusotin alors à Paris en a même ramené un chez lui en souvenir. Nous dévalons en direction de l'étang du Mesvrin par une petite route goudronnée pas très passagère. Parvenus à l'étang nous tombons en arrêt devant un panneau. Il nous explique que les premières forges ont été construites en ce lieu bien avant le développement des usines Schneider. A Gamay nous visitons la chapelle Saint Plotot. Elle témoigne du culte des saints guérisseurs Saint Protais et Saint Gervais, devenus Saint Plotot et Saint Freluchot dans le langage populaire.  Lors de ma reconnaissance lundi 28 octobre j'ai rencontré Gilbert Brochot, érudit de l’histoire locale qui nous a gentiment ouvert les portes de la Chapelle pour notre visite. Nous remontons par la petite route goudronnée de Gamay le Haut d'où nous rejoignons le parking derrière le cimetière. La troupe se quitte ravie de cette sortie sous la brume, malgré le dénivelé un peu rude  pour une marche douce à certains endroits. 


                                  Une partie du groupe et l'accompagnateur.

                                    Pas pratique l'accès à la chambre d'amis.
 
                             Saint Sernin, son étang et sa tour  dans la brume.

                                     La petite chapelle dédiée à Saint Plotot.

 

Marche à Chassey le Camp

 Nous étions 8 Amuriens plus une future adhérente.

Le circuit relativement court se déroulait sur le plateau tubulaire qui a donné son nom à une forme de culture néolithique.

Nous avons profité du vaste panorama qui s’offrait aux regards et pris le temps de lire les panneaux didactiques. Le soleil était de la partie nous apportant du baume au cœur après les périodes pluvieuses précédentes. En outre, la vigne a commencé de revêtir sa parure automnale.

Nous retournons au village par la route avec deux petits arrêts à proximité de l’église et devant l’auberge du Camp Romain pour découvrir les menus.

Arrivés aux voitures nous dégustons gâteau au citron, petits fours, galettes au sucre, le tout arrosé de cidre.

Cette marche est à refaire en 2025 avec un guide. Il n’était pas libre hier.  

Mante religieuse.

Le groupe moins la photographe.

Pour bien comprendre le paysage.
 
Lecture attentive.

Panneaux didactiques

Panorama.

Réconfort à l'arrivée.

Les étangs d'Uchon

 Il y a toujours une bonne raison de se retrouver à Uchon : au printemps, la cueillette des jonquilles, en été, la recherche d’un espace ombragé, en automne le ramassage des châtaignes ou la collecte des champignons, en hiver, la promenade dans la neige. A moins que, quelle que soit la saison, vous soyez attirés par les chaos granitiques et leurs légendes.

 Les 12 Amuriens amateurs de marche douce vont parcourir un circuit permettant de voir trois des plus importants étangs du plateau sommital. C’est le prétexte officiel. En réalité ils recherchent un parcours adapté à leurs capacités physiques

 


Après une petite descente en sous-bois, nous arrivons à l’Etang Neuf. Il est plein à ras bord. Le site respire le calme. Le silence règne. Pas la plus petite vaguelette, pas le moindre clapotis, les nénuphars ont proliféré, des oiseaux blancs veillent sur eux.

 


Nous poursuivons notre route. Les pluies ont raviné les chemins. Une pelleteuse surdimensionnée trace de larges saignées pour orienter l’eau hors de la pente. Nous trouvons une girolle ; il y a toujours dans le groupe une personne qui a l’œil. Un hêtre au tronc torsadé attire le regard : « Horreur pour le scieur, enchanteur pour le promeneur ». Il finira peut-être bois de chauffage.Voici l’étang supérieur du Prieuré. Il est plus modeste que l’Etang Neuf. Le cadre est moins féerique.



Nous obliquons à droite pour emprunter une piste bien connue. Elle longe notre coin à jonquilles situé en contrebas. Une halte permet la séquence « histoires ». Elles restent de bon goût, toujours en deçà de la ligne rouge du vulgaire, leur finalité étant de déclencher le rire et une large approbation. L’esprit convivial du club prend ici toute sa dimension.


 L’étang Taupin pourrait échapper au regard, protégé par une bordure d’aulnes. Nous nous demandons toujours comment un bouleau chétif a pu élire domicile sur un rocher, au milieu de l’eau. Nous quittons la forêt pour un paysage plus verdoyant.




 Jacques arrête le groupe à un endroit assez quelconque. Il fait quelques pas à l’intérieur d’un bosquet et sort de sa gibecière 2 tiges de laiton coudées à une de leurs extrémités.

Il nous explique que là il y a un point tellurique. En effet les tiges se rabattent énergiquement. Certains volontaires font une expérience positive, rares sont ceux qui ne provoquent aucune réaction. Les plus timorés dont je fais partie se contentent d’être témoins. Nous persuadons même un touriste étranger qui ne comprend pas un mot de français de tenter l’expérience. Il a le don.

On a vu un troupeau de vaches laitières installées dans une nouvelle étable fournir très peu de lait. L’harmonisation des lieux par un spécialiste du tellurisme a rétabli une situation normale. Voir internet (courants telluriques).




Les nuages sont menaçants mais il ne pleuvra pas à partir de 16 heures comme annoncé par la météo. L’horizon est brumeux. Il faut la Foi pour distinguer le Haut Folin.

Mais non, vous ne risquez pas de rencontrer une personne au comportement étrange, un gros fou. Le panneau n’annonce pas une mise en garde comme on le fait pour un chien méchant.

Il faut remonter au vieux français. Le hêtre s’appelait fayard ou, comme chez nous, foyard voire le fou déformartion de l’origine latine fagus. A partir du 17ème siècle le germanique heester devenu hestre (jeune hêtre) s’est généralisé pour l’arbre entier. En néerlandais heester signifie arbuste.

Il devait y avoir autrefois un hêtre remarquable qui a donné son nom au lieu-dit.




 La balade se termine par un crapeuchot. C’est le seul sur le parcours et les voitures sont à 2 pas. Pas d’agapes à la fin des marches douces et même si l’auberge est ouverte, nous ne succombons pas à la perspective d’un chocolat chaud. Il ne fait pas encore assez froid.