Cet après-midi nous étions 10 pour parcourir une jolie boucle de 7,5 km au départ de Saint-Prix.
Depuis la place de l'église, nous avons descendu la rue Creuse et poursuivi pour arriver ensuite aux lieux-dits "La Courte" et "Genetouse".
Puis nous avons continué par un chemin de terre pour parvenir en bas du hameau de Crot-Morin.
Nous avons franchi "le pont de la cane" et son ruisseau qui rejoint le Méchet.
Nous avons ensuite grimpé jusqu'aux hameaux de La Petite Chaux puis de La Grande Chaux avant de redescendre sur Saint-Prix. Il faisait un temps frisquet normal au mois de mars mais les températures très douces des semaines passées nous avaient fait oublier que nous étions encore en hiver pour une huitaine de jours.
La marche a été vivifiante ! En effet, il fallait être bien couvert. Nous avons eu une petite averse de grésil, heureusement le soleil est vite revenu.
Merci aux accompagnateurs et à la photographe.
Le Haut-Folin est le point culminant du massif du Morvan, situé sur le territoire de la commune de Saint-Prix, dans le massif du Bois du Roi. Il s'élève à 901 mètres d'altitude et supporte le relais de télévision Autun-Bois-du-Roi. C'est également le point culminant du département et de la Bourgogne. Wikipédia
Récit d’un fait divers tragique au cœur du Morvan à Saint Prix.
Il s’agit de l’affaire dramatique du braconnier du Morvan qui passionna la Bourgogne et la France entière en 1850/1851.
Ce fameux braconnier s’appelle Claude Montcharmont, né en 1822 à Saint-Prix, a d’abord été paysan puis maréchal-ferrant. C’est un passionné de chasse qui braconne, vu le prix exorbitant des permis. Le garde champêtre de Saint-Prix, François Gauthey le verbalise, il est arrêté puis condamné à 6 mois de prison. Il s’enfuit et se réfugie dans les bois, faisant, à la tombée de la nuit ou au petit matin, quelques furtives apparitions, chez ses parents ou chez de proches amis.
Jusque-là rien de très dramatique, sauf que le 7 novembre 1850, les gendarmes d’Autun, Emery et Brouet se trouvent à la Grande-Verrière pour aller à la Petite-Chaux où demeure le père de Claude.
Là ils aperçoivent un individu suspect portant d’un fusil. Comme il s’enfuit ils le poursuivent et finissent par le rattraper. Il s’agit de Claude Montcharmont qui menace les gendarmes, tire et blesse gravement Brouet, tue Emery et reprend la fuite. Il est donc condamné par contumace.
Deux jours plus tard Montcharmont accroit l’horreur en tuant François Gauthey, qui l’a souvent verbalisé pour non-respect de la loi lors de ses parties de chasse et qu’il tient pour responsable de ses condamnations.
La cavale dure 3 semaines car il est arrêté le 4 décembre 1850. Le 29 mars 1851 débute à Chalon-sur-Saône le procès de celui que la presse surnomme « le braconnier du Morvan ». Il se termine mal pour l’accusé car il est condamné à mort. Son exécution est prévue pour le 10 mai 1851.
Ça ne se passe pas du tout comme prévu. L’exécution est publique et la foule complètement sidérée voit le condamné se débattre avec une telle rage qu’il est reconduit en prison. Il fallut faire venir le bourreau de Dijon pour que la lame de la guillotine coupe enfin le cou de Montcharmont.
Une polémique nait de cette exécution particulière et Charles Hugo dans l’Événement, écrit « Vos guillotines sont aussi mal faites que vos lois. ». Le journal est immédiatement saisi et le fils de Victor Hugo condamné à 6 mois de prison. Il sera d’ailleurs souvent condamné pour ses opinions et sa lutte contre la peine de mort.
Gilles DESNOIX https://linformationdebourgogne










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