Grande Première à Uchon le 11 septembre.

L'Association Broc et Trad d'Uchon nous a proposé de se joindre à elle pour l'organisation d'une randonnée sur leurs terres, ouverte au public.
Les "Broc et Trad" assurent la partie  administrative, les achats, la trésorerie ainsi que les inscriptions. Les "Amuriens" gèrent le balisage et les deux ravitaillements.
C'est une première et nous allons totalement dans l'inconnu. Combien de participants ? 100 s'il pleut comme vache qui pisse ou 500 si le ciel est bleu ?
Le ciel est bleu et le nombre de participants, 650, dépasse nos prévisions les plus optimistes.  Ce sera juste pour les ravitaillements ; ici aussi on apprend à gérer la pénurie. Heureusement, les plus matinaux passent souvent leur tour, pressés qu'ils sont de faire un chrono. Deux Amuriens renforcent l'équipe chargée des inscriptions, le reste, une petite vingtaine se répartit équitablement à Bay sur le grand circuit et au Treuil sur le grand et le moyen.
Déjà bien rôdés par 30 années de pratique sur Autun Le Creusot, nous assumons dans la bonne humeur. Nous ne sommes pas avares des sourires aux marcheurs, des encouragements pour ceux qui commencent à être fatigués. Nous sommes totalement hypocrites car nous, nous savons ce qui attend les randonneurs lors de la remontée sur Uchon et nous nous gardons bien de leur dire qu'ils ont mangé leur pain blanc en premier.
Voici la livraison des plateaux-repas. Ils sont plutôt copieux et équilibrés. Le gros de la troupe est passé. Il est temps de démonter les pagodes et de commencer le dé-balisage. Il faut le faire dans la foulée. Le repousser au lendemain prend des allures de corvée.
Nous rejoignons le QG. L'ambiance est au soulagement. Tout s'est passé normalement ou presque. Dans quelque temps nous ferons un bilan détaillé qui permettra de gommer dans le futur quelques petites imperfections.













Douze flâneurs sur des sentiers chargés d'histoire.

Douze flâneurs aux centres d’intérêt divers
Pour eux aussi c’est la rentrée. Depuis la sortie à La Comelle, début juillet, ils ne se sont pas retrouvés pour une marche douce et ils en ont des choses à se raconter !
 Elles sont dix, ils sont deux. 
Certains réapparaissent après une éclipse passagère. Un visage nouveau, côtoyé dans d’autres circonstances, est accueilli à bras ouverts. C’est une balade semi urbaine commencée autour du plan d’eau du Vallon à Autun. Corbeaux et hérons investissent les arbres et les rives. Un rapace plane haut dans le ciel Nous nous intéressons à des oies élevées en volière. Elles jouent à la perfection leur rôle de gardiennes des lieux en nous apostrophant de leurs cris discordants recouvrant nos propres bavardages. 
Nous longeons, alternant sentiers verdoyants ou rues goudronnées, la dérivation du ruisseau de Brisecou qui a permis l’installation de nombreux moulins construits entre 1300 et 1600 et mus par l’énergie hydraulique. Au départ, Moulin du Vallon, puis moulin du Breuil, siège d’un fait divers sordide en 1932, Moulin Gamet, Moulin des Places et plus remarquables, moulin de Montjeu à St Blaise avec sa roue disparue de 7,50 m qui en faisait le plus important d’entre eux, plus tard converti en fonderie, actuellement en cours de rénovation et celui de Couhard chargé d’histoire. En 1520, son propriétaire Charles Cusin, horloger de talent développe la fabrication de montres, véritables œuvres d’art. Protestant, il doit quitter la ville en 1587 pour se réfugier à Genève. Toute une industrie avait pu se développer dans les faubourgs accolés aux remparts. 
On ne se contente pas de la petite histoire, certains herborisent, d’autres évoquent des souvenirs de vacances ou des projets. Nous empruntons le chemin de la Mine, référence à des mines d’étain, nous nous recueillons devant la croix érigée à la mémoire de Saint Léger martyrisé pour ses convictions chrétiennes et nous arrivons à la Pierre de Couhard, point culminant de notre périple. Cette pyramide dominait un ancien cimetière appelé le champ des urnes. Ce serait, d’après les fouilles et les différentes hypothèses un cénotaphe. 
Nous descendons le chemin pentu des Manilles, redoutable pour nos genoux aux cartilages défaillants et retrouvons nos véhicules en terminant le tour du plan d’eau quiitté 2 heures plus tôt. Nous avons fait 7 km pour un dénivelé d’un peu plus de 100 m. 
Informations complémentaires sur le site de la Louvetière : http://www.louvetiere.fr
Aller aux escapades de l'AMUR SA8bis-Aqueduc et moulins.












Randonnée à Berzé-la-Ville

Randonnée de LA GRANDE BASCULE à Berzé-la-Ville. Dimanche 4 septembre. 
Nous étions seulement sept pour cette première randonnée de la nouvelle saison. Brigitte nous a donné rendez-vous à 9h30 à Berzé pour faire la Grande Bascule ! Sur une douzaine de kilomètres et en quelques heures, elle nous a fait parcourir des millions d’années, du Trias au Bajocien, en passant par le Sunémurien et le Toarcien. Il a été question de grès, de gypse, de calcaire, d’ammonites, de griphées, d’entroques, de lagon, de rhyolite et d’empreintes de proto dinosaures ! Vous en saurez plus et en détails en lisant les documents de Brigitte. 

Le circuit, souvent en crête, nous a offert de très beaux points de vue sur les roches de Solutré, Vergisson et les vignobles du Mâconnais, entre autre. C’est à la carrière du Rampon que nous avons fait notre pause pique-nique avant d’entreprendre le chemin du retour à l’Anthropocène, aux madeleines de Brigitte et au gâteau au chocolat de Marie-Thérèse

Documentation : La Grande bascule. L’observation des roches et du paysage apportent des informations précieuses à qui veut retracer l’histoire géologique. Cette randonnée permet de reconstituer celle de la Bourgogne du Sud 

1. Près du parking, observations de bancs de grès (sable consolidé) inclinés de 18° vers l’Est; cette roche est le témoin d’une plage, en bordure d’un massif montagneux existant (le Morvan) (environ – 200 Millions d’années). Cette inclinaison est une trace de « la grande bascule qui aura lieu beaucoup plus tard. La montée sur la Roche Coche se fait à travers les affleurements des roches du Jurassique (ère secondaire) : alternance de bancs calcaires durs à gryphées, ammonites et débris de coquilles et de calcaires plus argileux, plus friable. 

Le sommet de la Roche Coche est constitué d’un calcaire très dur : le calcaire à entroques, restes d’animaux marins. Toute cette série sédimentaire est la trace d’un océan ayant occupé cette région pendant 30 Ma ( - 200 à – 170 Ma) 

Du sommet, la « Grande bascule » est très visible : il y a 30 Ma la formation des Alpes se traduit dans la région par des effondrements importants (fossé de Bresse) et un basculement de la croute terrestre vers l’Est. L’érosion péri-glaciaire a ensuite façonné le paysage faisant ressortir les roches calcaires les plus dures : Roche de Solutré, Vergisson… 

2. la carrière de Rampon (Verzé), site préservé par le Conservatoire des espaces naturels (CENB), a été ouverte dans un massif de rhyolite, roche volcanique ayant la même composition que le granite, qui s’est infiltré dans des fissures du socle et constitue de dykes. Cette roche, datée de 300Ma, est la trace de la mise en place d’une autre chaine montagneuse, la chaine hercynienne dont le Morvan fait partie. Pendant 100Ma, cette chaine est érodée, jusqu’à former une plaine sur laquelle la mer avance et dépose le sable qui constituera le grès vu au tout départ de notre randonnée. Le géologue parle ici de discordance ; elle est remarquable ce qui justifie le classement par le CENB. Sur cette plage vivaient des proto dinosaures dont on observe les traces de pas (moulage). 

3. Visite rapide des fours à gypse

















 

Uchon : marche du 11 septembre 2022





Broc et Trad d'Uchon ainsi qu'AMUR s'associent pour vous proposer 3 circuits de randonnées pédestres le 11 septembre. 


Balade matinale à La Comelle.

Repoussée le 30 juin pour cause de temps incertain, la marche douce sur La Comelle s'est déroulée ce jeudi 7 juillet dans d'excellentes conditions : un temps frais et ensoleillé, des alternances de sous-bois et de prairies, des passages sur de la route goudronnée, certes, mais surtout sur des chemins bien entretenus. Il y a bien eu un secteur colonisé par quelques rejets de robiniers. Si vous n'y prenez pas garde, ils sont capables de se multiplier au point d'obstruer la voie à la fin de l'été. Trois sécateurs auront permis de ralentir leur développement.
Le but de la balade était le sommet de la montagne de la Garde (446 m). Notre-Dame de la Garde domine le village. Nous ne profiterons pas du paysage, les arbres masquant le panorama. Nous ne nous plaignons pas car nous avons eu auparavant de belles échappées sur le mont Beuvray et toute une enfilade  de collines morvandelles.
Daniel a évoqué au moment des haltes le destin extraordinaire de Jeanne Barret, auteure d'un tour du monde sur un bateau de la marine royale, déguisée en homme, la présence des femmes étant interdite à bord sur les vaisseaux du roi.
Il a insisté sur sa connaissance des plantes et sa débrouillardise, acquises pendant son enfance, mais également sur des circonstances imprévisibles qui ont bouleversé sa jeunesse et l'ont entraînée vers une vie d'aventurière.

Nous étions dix, une participation modeste mais normale en période de vacances.
Pique-nique en route ou à l'arrivée ? Nous les avons laissés dans les voitures, choix judicieux puisque  nous avons terminé à midi et qu'il n'aurait pas fait chaud, à l'ombre sur l'aire aménagée au sommet de la montagne de La Garde.




















 


Balisage sur notre circuit mesvrien.

Ce vendredi, rafraichissement du balisage de La Balade de Runchy (Me6). Murielle exécute un tourne-à-gauche de concours (sous l'œil du maitre baliseur). Nous avons renforcé la séparation B3/Me6 au dessus du Tronchet. Lors de la descente par la route, la reprise du chemin parallèle demande un peu d'attention par manque de supports de balisage. Bien repérer la flèche "La Fiole" que la végétation à tendance à masquer.