Une marche nordique pour tester la chicane de Velay

Huit marcheurs étaient au départ de Fontenotte pour le tour du mont Jeunot en passant par Chapey et Velay dans le but également de tester la chicane installée la semaine précédente. Elle est désormais homologuée officiellement.
Merci à l'équipe d'"Attilas-chicaneurs" à qui rien ne fait peur.
Equipe au complet avec le photographe


Catherine passe à l'aise...

Arlette et Noelle aussi...

Marie tranquille...

Un peu juste...

Un petit régime s'impose...

Chicaneries


Trois Attilas, 2 Bernard et un Jacques confinés dans la cabine exigüe du pickup 4X4 de Bob se gardent bien de chercher chicane au pilote qui maltraite leurs vertèbres au risque de leur provoquer une discopathie prématurée, tout heureux qu’ils sont d’éviter de jouer les sherpas chargés de tout un matériel empilé dans la benne. Vous avez compris, ils ne sont pas sur la fameuse ligne droite du circuit du Castellet connue pour sa chicane nord chargée de ralentir les bolides avant un virage à angle droit. Soucieux de savoir s’ils pourront remonter, ils dévalent cahin-caha à 10 à l’heure l’impasse de moins en moins praticable qui va des Pierres aux Saints à Velay.
Ils ne préparent pourtant pas non plus un raid en Patagonie.
Le but de la manœuvre ? Mettre en place une chicane qui évitera aux bêtes du Jean-Louis de s’échapper de leur zone de pâturage tout en permettant aux marcheurs de ne pas déchirer leurs vêtements en rampant sous les barbelés.
Il y a le pilote, le contremaître et « l’esclave ». Le critère de l’âge a facilité la répartition des fonctions.
Le projet a vu le jour il y a presque un an mais la sécheresse estivale de 2019, la boue hivernale et la pandémie du printemps 2020 ont contrarié sa réalisation.
Un travail bien réfléchi est à moitié réalisé, encore faut-il avoir dans l’équipe l’homme fort capable de manier la masse pour enfoncer les piquets dans un sol caillouteux.
Bravo les bénévoles…

 Le trio.  
C'est moderne. Il suffit de décrocher les chaînes.


 Un autre bénévole, mais solitaire celui-ci... Il a fauché les orties du chemin des Périzans, dégagé l’entrée donnant sur la D 120 et élargi le sentier descendant sur la voie communale des Vernes de Lyre. Hasard ou prédestination, c’est également un Bernard.  
Seraient-ils les Saint Bernard des randonneurs ? Mais sans tonnelet autour du cou.


                                                 Chemin des Périzans.
                                               Accès à la Louvetière (avant)
 

Toujours l'entretien.

Daniel G muni de sa faux et Bernard K porteur d'une fourche ont dégagé les escaliers aménagés dans la forte pente entre Les Pierres aux Saints et Velay. Changeant d'outil, Daniel a sectionné au vouge quelques branches qui gênaient l'accès au petit pont aménagé sur un ruisseau. Encore quelques obstacles supprimés, ce qui leur valut les remerciements de deux randonneuses, preuve que même nos circuits reculés sont fréquentés. 

Avant.

 Après.

 Daniel et sa faux tranchante comme un rasoir.

Les chauves souris de Broye ont eu un architecte efficace.


Les abris posés récemment sous le préau de l’école et sur la Maison des Vernes de Lyre sont l’œuvre d’un bricoleur de génie : Jacques Girlich.
Ne croyez pas qu’il a recopié tout bêtement des plans trouvés sur internet. Non ! L’artiste a parlé et a créé ces gites en respectant bien sûr les règles fondamentales et en ayant la validation d’un chiroptérologue de la Société d Histoire Naturelle d’ Autun.

Voyons son organisation :
·         Le bois imputrescible, brut, non traité et non peint ; les faces internes des planches sont laissées rugueuses ou portent des traits de scie tous les 2cm ; elles pourront ainsi s’ accrocher la tête en bas par les griffes .
·         Taille : hauteur environ 50 cm, largeur 30cm, épaisseur 8cm.
·         Particularités ; un toit en biseau et une ouverture en bas de 1,5 à 2cm afin de permettre l’entrée des animaux
 Installation : La pose des abris en forêt n’est pas vraiment utile, mieux vaut des lieux habités où elles se réfugient derrières les volets (et on ne peut plus alors les fermer) ou dans les clochers  jusqu’à ce qu’un grillage les empêche d’entrer. Nombre de leurs habitats est aujourd’hui perdu
L’exposition Sud/Sud Est, à l’abri de la pluie  est à préférer ainsi qu’un accrochage à 3m de hauteur.

C’est un abri pour l’été, un lieu de repos mais pas un nichoir.
 L’hiver elles le quitteront pour se réfugier dans des cavités sombres, sans courant d’air, à hygrométrie stable ; les males et les femelles de plusieurs espèces hibernent ainsi suspendus la tête en bas.

24 Espèces sont présentes en Bourgogne : 3 Rhinolophes, 9 Murins, 2 Noctules, 2 Sérotines, 4 Pipistrelles et 2 Oreillards. Ajoutons la Barbastelle d’ Europe et le Minioptère de Schreibers (uniquement cavernicole et qui aurait disparu de Bourgoge).
On trouvera de nombreuses informations sur ce sujet dans la revue Bourgogne Nature. http://faune.bourgogne-nature.fr/fichiers/plaquettes/plaquette_chauve-souris_vf.pdf