6 janvier, première marche douce 2022.

Nous partons de la place de la salle des fêtes de Bouvier, commune de Saint-Firmin. 
Des carrières de granite ont conféré à cet endroit une certaine notoriété. La pierre a été utilisée lors de la construction de la Mairie du Creusot et elle a servi à tailler des pavés destinés à des rues de Paris. Quelques-uns, arrachés en Mai 68, ont d’ailleurs réintégré leurs terres d’origine. Autre utilisation curieuse, certains piquets de clôtures ne sont pas en bois mais en pierre comme autant de petits menhirs. L’extraction des blocs rocheux a créé des excavations remplies d’une eau sombre assez sinistre. 
Cette première marche de l’année est l’occasion de convertir en quelques millièmes de kWh une partie infime des sources d’énergie accumulées sous forme de foie gras, d’escargots, de marrons, de bûches de Noël… Nous serons peu ambitieux, seulement 6 km pour un dénivelé de 100 m. Pour encore diminuer les modestes bienfaits de notre randonnée, Muriel nous offrira à l’arrivée une tranche de mandarine confite enrobée de chocolat.
 C’est un ciel gris d’hiver qui sent la neige à l’exception d’une tache de belle lumière mordorée illuminant le sommet du Mont Rome. Nous sommes 16, un nombre correct d’après les amateurs de statistiques. Les uns sont encapuchonnés dans des tenues capables de résister à un froid polaire, d’autres beaucoup plus optimistes font confiance à l’efficacité des célèbres vestes rouges déperlantes d’AMUR. 
Nous nous mélangeons sur une centaine de mètres à un autre groupe de marcheurs qui tourne rapidement à droite sauf un qui avait emboîté notre pas alors que nous continuions tout droit. Nous l’avons remis dans le droit chemin avant que l’alerte « enlèvement » soit déclenchée. Juste avant d’arriver, nous rencontrons Daniel et Françoise, membres actifs de la SHNC*, avec qui nous échangeons quelques paroles, un certain nombre d’entre nous faisant partie de cette association. 
Pour une fois, nous avons parcouru la boucle à l’inverse du sens habituel. Cela a suffi pour que nous fassions une petite erreur de parcours d’ailleurs vite corrigée. Nous n’aurons même pas à brosser énergiquement nos chaussures, les secteurs goudronnés ont permis de nous défaire de la boue récupérée lors de notre passage dans les rares secteurs boueux. 
SHNC* : Société d’Histoire Naturelle du Creusot.
 
L'histoire du jour.
Les pauses sont l'occasion de nous raconter quelques histoires plaisantes.
Voici celle qui a obtenu la palme. 
Elle se passe dans un train.
Un petit garçon renifle, renifle…
La dame assise en face de lui dit :
"Tu n'as pas de mouchoir ?
-Désolé, Madame, mais m'a maman m'a interdit de le prêter."

Un intrus
Avez-vous bien regardé le compte-rendu et les photos ?
Une photo intruse y a été glissée à notre insu.
1°) Où a-t-elle été prise ?
2°) Qui a bien pu nous la fourguer ?

Toute personne répondant correctement à ces 2 questions participera à un tirage au sort permettant de gagner un maillot collector de la vingtième marche Autun Le Creusot.

















12 décembre, par ici les bonnes soupes !

Dimanche 12 décembre. Par ici les bonnes soupes ! 10 amuriens au départ de Perreuil moins 2 à 13h plus 2 et notre chien mascotte, Dante, à 14h total : 10 amuriens à l'arrivée, mais pas les mêmes... 17 km sur la journée, pas mal pour une rando de décembre ! Le parcours nous a fait passer des prairies d'embouche, aux premiers coteaux des Côtes du Couchois; puis contourner le vaste domaine de Rymska et ses étranges animaux : troupeau de vaches noires (vraiment noires noires !), cochons-sangliers gloutons... Heureux de nous réchauffer à midi de la bonne soupe de Catherine : céléri-boule, roquefort, pommes de terre, poires ! (si, si !) ou celle de Michelle : butternut, curry, lait de coco. Et reprendre la route, les chemins très boueux pour avoir le temps d'observer tout à loisir le petit galop de 3 sangliers traversant un pré, après avoir très certainement été dérangés par les chasseurs. Sans oublier les petites blagues qui ont agrémenté les km et le repas: le fameux tapin, le neurone isolé et ses copains en bas, le singe et les bananes, les projets de Toto… Même la météo n'a pas été trop désagréable... Bien au contraire, le soleil blanc dans les brumes du matin n’a fait que sublimer la charpente des arbres noirs et les doux paysages.






 















9 décembre : Marche douce à Uchon.

La Perle du Morvan est capricieuse : Hier, vêtue de sombre, elle pleurait à froides larmes. Ce matin, elle apparaissait, recouverte d‘un châle grisâtre piqueté de givre. Cet après-midi, en robe blanche et bleue, elle daigne sourire timidement pour nous accueillir. Nous sommes quatorze. Une nouvelle adhérente s’est jointe au groupe. Peu à peu nous atteignons une fréquentation proche de celle que nous avions connue avant la pandémie. 
Le sens du parcours permet d’éviter les démarrages en côte. Aux deux cents premiers mètres effectués à un rythme soutenu pour se réchauffer succède une allure modérée adoptée lors des marches douces. Le chemin est parfois boueux, trop souvent au goût des optimistes marchant en tennis, et même glissant ce qui entraîne deux chutes sans gravité.
L’étang Taupin est modeste. Un rocher insolite émerge de l’eau et son reflet le transforme en un poisson rondouillard et rigolard. Un mur de pierres sèches bien conservé longe le côté gauche du sentier. L’emplacement de l’entrée d’une ancienne fermette, une bergerie d’après nos sources, l’interrompt sur deux à trois mètres. Le peintre Louis Charlot a réalisé toute une série de toiles mettant en scène de jeunes bergères ou bergers. Ces tableaux contrastent avec ceux représentant des adultes au physique marqué par la rudesse de leur existence. 
Nous longeons « notre » bois à jonquilles et arrivons au plan d’eau supérieur du Prieuré plein à ras bord tout comme l’Etang Neuf. Les épicéas victimes de la sécheresse et des attaques de scolytes ont été abattus. Les forestiers doivent sérieusement réfléchir à l’avenir de leurs bois et à leur exploitation. Nous faisons un petit coucou à la boîte à livres que Jacques a conçue pour AMUR. Elle est toujours aussi pimpante. 
La croix Messire Jean vient d’être remplacée grâce à l’implication de l’association Broc et Trad’Uchon . Elle est maintenant en granit local à gros grains. Des explications nous renseignent sur l’histoire de Messire Jean. 
Nous terminons par un pèlerinage aux Rochers du Carnaval. Des parapentistes profitent des courants aériens pour jouer les rapaces. Ils s'élèvent en décrivant des boucles puis plongent en direction du sol pour reprendre leur ascension circulaire. Ils ne doivent pas avoir chaud car le thermomètre frôle les 0°. D’ailleurs les monts du Morvan sont toujours enneigés.

 Nous agrémentons nos haltes par des histoires ou des anecdotes. En voici deux. 

1°) Le Noël mémorable de Gaston, le Hérisson 
Par une journée grise, pluvieuse et froide de ce mois de décembre, aux environs de midi, on put apercevoir au milieu de la pelouse d’un jardin creusotin……un hérisson. Quelle incongruité ! En pleine journée, un hérisson, ça dort, en décembre, ça hiberne. Bref, il y avait quelque chose d’anormal ce qui déclencha un véritable branle-bas. On alla chez la voisine et on tint conseil : il fallait sauver cette bête en perdition. Entre temps, le *niglo avait disparu. 
Le lendemain, à la même heure le voilà qui repointe son petit nez noir. Il faut dire que la veille il avait mangé les croquettes du chat (qui avait laissé faire, peut être un souvenir douloureux lui était revenu en mémoire) et les avait fort appréciées. Le voilà capturé, emballé dans un torchon, pesé (350g seulement) mis dans le panier du chat et transporté à Montceau les Mines. Changement de voiture et en route pour Louhans, en compagnie d’une buse à l’aile cassée. Il y passa la nuit, au chaud le ventre plein. Le lendemain, ultime étape : L’Etoile. Quel joli nom pour être sauvé : c’est le Centre Athénas* qui l’a recueilli. 
Gaston le Hérisson passera un joyeux Noël parmi ses nombreux copains (800 sauvés cette année) avec des conditions idéales pour reprendre du poids (il doit peser au moins 600g pour entrer en hibernation) et traverser l’hiver sereinement. 
*Le centre Athénas est une association de sauvegarde de la faune sauvage européenne située dans le Jura à environ 10Km de Lons le Saulnier. Elle recueille chaque année de nombreux animaux blessés, les soigne et les remet en liberté .

*Niglo, nom du hérisson chez les Roms. 
*lien vers Athénas https://www.athenas.fr/ 


2°) Un zozotement, ça peut susciter des situations cocasses. 

Un facteur doit remettre une lettre à une famille. Il frappe à la porte de l'appartement. C'est une petite fille qui lui ouvre. 
- Bonjour, tu peux dire à ta maman que j'ai une lettre pour elle ?
- ma maman, elle est en train de faire le tapin ! Surprise du facteur !... 
- alors, appelle ta grande soeur ? 
- ma grande sœur, elle fait aussi le tapin ! 
- et ta petite sœur ? 
- bah, elle fait aussi le tapin ! 
- peut-être ton papa est-il là ? 
- oh oui ! mais comme il est grand, il est en train de mettre l'étoile en haut du tapin !...


                                                             Le circuit.
 
                  
                                                    Le groupe au départ.