Marche douce du 22 janvier.

 Le classique Marmagne-St Sym.

Ce n’est pas notre parcours préféré, vous allez comprendre pourquoi. Nous quittons le stade du Chambon en direction du Mesvrin. En cette saison, le cours d’eau est magnifique. Il baigne les pieds des vernes et coule à plein régime. Le gué est impraticable. Heureusement une solide passerelle métallique permet de triompher de l’obstacle.

 


 Nous suivons un sentier champêtre qui débouche sur la départementale à proximité du Vieux Jambon, un restaurant réputé de Marmagne. Finis le calme et la liberté. Nous marchons en file indienne face à la circulation importante. C’est l’inconvénient de ce circuit dont la moitié longe des routes ou emprunte des rues. Nous saluons les corbeaux monumentaux qui occupent le square coincé entre route, rivière et voie ferrée. 

Ces voies de communication permettaient à Declan Field, le concepteur de cette œuvre, de voyager par la pensée en direction de sa chère Irlande. AMUR a installé sur ses Voies Celtes, dans le cadre des sentiers de l’Imaginaire créés par les Foyers Ruraux, 7 sculptures.

Nous subissons le bruit et les odeurs de la circulation entre Marmagne et St Sym en suivant le sentier piétonnier parallèle à la D61. Nous le quittons avec soulagement. 

La halte blagounette est assez pauvre. 


 Nous épluchons les tarifs de la Maison Bleue, un gîte destiné à l’origine à un tout autre usage, résultat de l’ouverture des mines d’uranium à St Symphorien. La loi du 13 avril 1946 loi dite Marthe Richard allait mettre fin à une institution vieille de 150 ans les « maisons closes » appelées encore « maisons de tolérance »

Nous voici maintenant sur un chemin qui domine à mi-pente la vallée du Mesvrin. Martine ne manque pas de héler l’agriculteur qui s’active auprès de ses charolaises pour lui rappeler que nous sommes l’AMUR, l’association qui avait visité sa ferme il y a quelques années.

 


Une maison située juste à la limite entre St Sym et Marmagne a du style mais elle est en très mauvais état. Elle semble abandonnée comme habitation mais la cour qui permet l’accès aux étables situées à proximité est un véritable bourbier.

Nous rencontrons 2 formes humaines maculées de boue, juchées sur des VTT à assistance électrique camouflés sous la gadoue. Ils aiment ça disent-ils mis ils redoutent un peu l’accueil à l’arrivée.

Notre mini périple prend fin. Nous étions dix, avons parcouru 6 km sans la moindre goutte de pluie malgré un ciel peu encourageant.

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