Marche-pique-nique à Change

 Nous sommes 9 adhérents au rdv à Change. C’est une commune de 223 habitants qui dépendait autrefois de Nolay. C'est seulement en 1730 qu'une paroisse y fut créée. Le but est de rejoindre la croix Carnot.

La famille Carnot a profondément marqué Nolay et la France. C’est une famille de mathématiciens, de physiciens, d’hommes politiques qui compte quelques-uns des personnages les plus illustres de France : Lazare Carnot, organisateur de la Victoire en 1793 sous la Révolution, le politicien Hippolyte Carnot, ministre de l’Instruction Publique, Nicolas Sadi Carnot, l’inventeur de la thermodynamique, Marie François Sadi Carnot, 5e président de la République ou encore Lazare Hippolyte Sadi dit le Colonel.

Il n’est donc pas étonnant de trouver une croix Carnot.

 

 Nous gravissons un petit crapuchot pour atteindre la petite église d’où nous dominons ce charmant village possédant des vignobles, traversé par un cours d'eau fleuri qui a une longueur de 14,5 kilomètres, La Cozanne. Arrivés à Nolay, nous faisons un petit arrêt devant un lavoir magnifique à proximité d'un ancien bâtiment en ruine.

Catherine L. nous rapporte :" Intriguée par la grande cheminée d'un bâtiment devant lequel nous sommes passés hier à Nolay  et avisant le voisin immédiat qui s'apprêtait à ausculter le moteur de sa voiture dont le capot avant était relevé, je lui demande s'il sait ce qui était fabriqué à côté. Ni une ni deux, le voilà qui me dit : " Ne bougez pas , je vais vous montrer ". Il s'engouffre dans son couloir, en ressort immédiatement un cadre à la main, qu'il me propose de photographier. 

                                         




                             Il s'agissait d'une ancienne Brasserie-Malterie.

En repartant nous empruntons un chemin herbeux très agréable qui nous mène au plan d'eau de Nolay, pas très fréquenté en cette époque. Nous prenons la direction d'Epertully , là où commence la difficulté du jour, une grimpette pour rejoindre la Croix Carnot.

Nous déjeunons au pied de la croix pour admirer le paysage avec, d'un côté la vallée de la Cosanne et de l'autre les grandioses falaises du Bout du Monde ainsi que  la Montagne des trois Croix. Après cet arrêt déjeuner nous repartons en traversant le petit village d'Epertully pour rejoindre en contrebas un élégant lavoir encore intact. Nous empruntons des chemins de vignes et des sentiers à travers bois pour accéder à Change, à proximité de la mairie, notre point de départ. 


 



Comme d'habitude de petits gâteaux au chocolat préparés par Catherine L. nous attendent. Tout le monde est enchanté de cette première randonnée pique-nique dans un paysage moins banal que ceux que nous fréquentons habituellement et la pluie attendra pour tomber que nous ayons terminé la balade.


Ce sera le 5 septembre et non le 4.

 Ce jeudi, y'allait en roucher ; en français académique il allait tomber sans interruption une pluie abondante sous forme de trombes d'eau. La marche douce concerne surtout des retraités. Il est raisonnable de repousser la randonnée d'un jour, c'est à dire au vendredi. Cette nouvelle date entraîne quelques désistements et ce sont finalement 11 marcheurs qui se retrouvent au départ à Fragny sur l'aire de stationnement du cimetière.

Nous aurions dû écrire 10 marcheuses et 1 marcheur. Mais comme c'était lui qui guidait, il était indispensable et tout frétillant d'être aussi bien escorté.

 

Ce circuit est un de nos parcours favoris pour un début de saison : peu de dénivelé, temps ensoleillé et ombragé, sentiers bien tracés et dégagés. Il y a bien des passages boueux, normal après le déluge de la veille.

 Nous sommes en Planoise. Si vous recherchez dans les archives du blog, au 20 du mois de septembre 2024, marche du 19 septembre, nous obtiendrez d'amples informations sur cette vaste forêt.
Autre curiosité que tout le monde connaissait, la source du Bois Mathey décrite le 29 avril 2024 
 
Comme d'habitude dans ce type de marche, nous avons eu droit à la séquence "blagounettes". 

  

 

  

Il ne faut pas désespérer mais ce n’est pas toujours facile.

 

Suite à une recherche infructueuse de girolles ce matin à la Certenue,( mais Bernard nous dit-il la vérité ?) il a retrouvé la Croix arrachée il y a une quinzaine de jours !. Elle avait été traînée sur une trentaine de mètres dans le bois de sapins situé en dessous de la fontaine. 

Apres discussions avec plusieurs chasseurs la semaine dernière et avec Serge CZEREWKO ce matin, tout laisse à penser qu'elle a été arrachée en même temps que des dégradations ont été commises sur la cabane de chasse.

Sans commentaires, nous risquerions d’être grossiers !


 

 

Les sources de l'Yonne

 

La sortie aux sources de l’Yonne tant attendue a enfin eu lieu ; les  prévisions  d'une météo désastreuse, fondées ou parfois infondées et le souvenir, pour le guide, d’une pluie glaciale il y a quelques années, nous ont obligés à reporter 4 fois cette randonnée. La dernière, ce 1er Août, hors calendrier AMUR, aura été la bonne mais rassurez-vous, nous la referons dans un cadre plus officiel.

Huit heureux randonneurs étaient présents avec une météo adéquate pour cette randonnée devenue quasi-mythique.

Rendez-vous compte : Départ du parking du musée de Bibracte pour une marche de 12,5km sur des sentiers non fréquentés depuis des mois et dans un paysage de forêts de feuillus et de résineux presque centenaires, uniquement parsemé de quelques maisonnettes, au pire abandonnées, au mieux servant de résidences secondaires pour quelques Hollandais en mal de nature sauvage, que demander de mieux ?

C’est là que nous apprendrons que le fleuve » La Seine » aurait dû plutôt s’appeler « L’Yonne » compte tenu de son débit plus important.

C’est aussi là que la tourbière des Lamberts était jadis un étang où l’on stockait l’eau servant à acheminer jusqu'à Paris  les ballots de bois sur l’Yonne après l’ouverture des digues à la manière d’une chasse d’eau.

Il est difficile d’imaginer l’activité et la population présentes au 19ème siècle quand on voit la désertification actuelle.

Après le pique-nique sur les caillebottis en bois de la tourbière, nous rejoignons le GR qui nous ramène au musée, à peine mouillés par quelques gouttes.

Nous sauverons une grive apparemment assoiffée tombée d'un nid : Non, les humains ne sont pas tous des barbares.

Promis, nous reviendrons.