Tour en Arroux-Mesvrin


31 juillet :

La première étape du Tour en Arroux-Mesvrin tombe en même temps que la dernière marche organisée par les Amis de St Sernin chaque vendredi de juillet en semi-nocturne. Nous concilierons les 2 formules avec une randonnée de 8 km partant à 16h15 de la Maison Forestière de Montromble suivie du pique-nique de 18h30 à 19h30 et conclue par une marche sur St Sernin de 9 km.
28 participants font les 2 balades, une trentaine rejoignant le groupe sur le second parcours. Les jours raccourcissent et c’est de nuit que se termine l’escapade.



 Bernard et Dominique, souvent devant
 Le barrage du Martinet est bien bas
 Le long de la retenue du Haut Rançon. Michel, notre barde avance d'un bon pas.

La passerelle sur un Rançon maigrichon.
 La Grande Muraille dressée avec les moyens du coin 
A l'heure du pique-nique vespéral
 

1er août :

Deuxième étape. Rendez-vous au Mousseau, commune de Mesvres.

Certains ont oublié que la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin et nous les verrons apparaître en début d’après-midi, rassurés par l’aspect du ciel. Ils auront droit cependant à 4 grosses gouttes malicieuses qui trouvaient injustes qu’ils ne soient pas solidaires des 14 copains courageux présents à 8h30. Sous la conduite de Dominique, Noël et Bernard L, le groupe s’attaque à un gros morceau puisqu’il s’agit de gravir La Certenue par la face ouest. C’est à partir des Domas que les choses deviennent sérieuses mais la perspective d’un ravitaillement conséquent au sommet leur donne des ailes. Bob et Daniel ont choisi de s’installer à proximité de la table d’orientation, ce qui permet de concilier lecture de paysage et restauration. La brume monte de la vallée et gêne un peu la visibilité mais on devine cependant Mesvres aux pieds de la montagne, Etang, un peu plus loin et au fond, le Beuvray. L’église de La Chapelle se profile au sud  au fond d’un petit col. La vue ne sera pas meilleure depuis l’aire d’envol, des parapentes qui domine Broye, Montjeu, les Vernes de Lyre et le Mont Jeunot, buts de la prochaine journée.
 
 Dominique, toujours devant.
 Prête à affronter une averse mais ce ne sera pas nécessaire.
 Après le premier ravitaillement au sommet de La Certenue.
Face au Morvan
 Au Sud, La Chapelle sous Uchon
Mesvres dans la brume

Pas le temps de faire une gigue à La Danse, Michel ne sortant son harmonica qu’au moment du pique-nique. La descente jusqu’à Maupoy sollicite les genoux. Pour éviter  la Départementale, le groupe longe le Mesvrin, le traverse sur un pont à peine rassurant et rejoint le stade pour l’apéritif d’accueil bien ancré dans la tradition.

 Michel nous gratifie d’un air qu’il a ajouté à son répertoire depuis l’an passé. Le café bu, il est temps de repartir, délesté de 2 randonneurs du matin mais augmenté de 3 unités effrayées par la pluie. Vous aviez commencé par 4 km de côte le matin, vous aurez également 4 km de côte l’après-midi pour atteindre Le Tronchet, un de nos sites favoris. Noël fait dévaler le groupe à travers prés en direction de Charmasse situé à un petit kilomètre du Mousseau. La boucle est bouclée. Chacun apprécie le rafraîchissement prévu à l’arrivée.
 

Broye depuis La Certenue
Aux Petits
 Maupoy
 
2 août :

35 randonneurs auront parcouru tout ou partie des 20 km proposés ce dimanche. Rendez-vous aux Vernes de Lyre pour faire découvrir ou redécouvrir notre sentier de Découvertes. Il nous semble bien pratiqué et les nombreux retours que nous en avons sont positifs.

Après cette mise en bouche de 3 km, les 4 guides, Louise, Martine S, Monique S et Jacques conduisent le groupe en direction de la Queue de Maine puis, en empruntant le sentier baptisé l’Allée de Chênes, ils amènent les randonneurs au Grand Champmartin. Bob et Daniel les attendent pour un ravitaillement varié et nécessaire car il faut maintenant attaquer le chemin du Fou exceptionnellement sec en cette période mais toujours aussi caillouteux et pentu. Jacques invite les volontaires à regarder les ruines de la ferme abandonnée au cours des années 50 mais qui nous donnent une idée de son importance et de sa qualité architecturale. Après un crochet par les étangs du Fou qu’on ne fait qu’avec des marcheurs respectueux de la nature, nous rejoignons le Tronchet mais au lieu de suivre la grande allée forestière trop banale, nous choisissons le ravissant chemin presque parallèle qui nous permet de passer près d’une sculpture étonnante évoquant un bureau en pleine nature. Louise et Martine ne manquent pas le petit sentier à gauche qui avait joué à cache-cache avec elles lors de la reconnaissance. Une trace à droite en plein bois permet de rejoindre le Champ de la Croix et c’est la plongée (le plongeon pour certains) sur le bourg de Broye où les vaillants ravitailleurs leur serviront l’apéritif. La pause de midi se prolonge au son de l’harmonica de Michel. Il est prié de jouer des airs revigorants car le premier kilomètre de l’après-midi se fera en plein soleil. Heureusement le chemin de la conduite destinée à amener l’eau au Creusot est ombragé et plat. La halte au bassin de Choselin est de rigueur. On peut découvrir une grande partie du parcours du matin mais également tout ce qui reste à faire. Un petit pont voûté permet la traversée du Rançon, mais qui dit rivière dit point bas et il faut s’attendre à remonter.  Les hameaux défilent : La Fontaine St Laurent, Préau, Les Périzans, la Cave au Renard et après une dernière côte heureusement ombragée, les voitures sont enfin en vue.

Un rafraîchissement rassemble une dernière fois les participants qui se séparent en se promettant de se retrouver pour le Tour en Arroux-Mesvrin 2016. 
 
 Au départ du circuit de Découvertes
 Arbres têtards
 Les chênes rouges plantés par Gilles de l'ONF en 1988/89 ont bien poussé
 Ravitaillement au Grand Champmartin
L'allée de Chênes
 Entre deux hêtres

 Saint Guinot
 Près du bassin de Choselin
Halte paysage
 Sentier encaissé près de La Bonde
 Un rocher à surveiller
 Le pont voûté sur le Rançon
 
Broye


La commune s'étend sur 30 km² et comptait 829 habitants en 2007, 844 habitants en 2009  (les Broyants). Les terres agricoles représentent 33% par rapport à la forêt. Dans les années 50, cette proportion était exactement l’inverse.

Le circuit thématique de la Louvetière

 

Pour éviter l’enrésinement systématique, la commune de Broye s’est rendue acquéreur de 20 hectares de bois entre la Louvetière et les Vernes de Lyre. Une étude ayant révélé une grande variété écologique due au regroupement de parcelles au passé varié, il a été décidé de confier la création d’un sentier pédagogique aux utilisateurs des lieux : AMUR, qui a tracé et balisé le parcours avec la Municipalité, la Société de Chasse et la Société d’Histoire Naturelle du Creusot. La mise en valeur de l’ensemble est réalisé depuis juin 2015 sous le nom de Sentier de Découvertes de la Louvetière.

On trouve : des traces d’habitat ancien (ruines de fermes, murets, arbres têtards), plus de deux centaines d’espèces végétales différentes (dont le polytric élégant, la canche flexueuse et la germandrée scorodoine, , des roches remarquables, des ruisseaux et des zones humides, ainsi qu’une faune nombreuse.

Les captages


En bleu sur la carte, les conduites souterraines des captages réalisés par l'entreprise Schneider pour les besoins des usines du Creusot entre 1873 et 1877 et qui sont toujours opérationnelles.

Depuis les hauteurs des Fontenottes, on circule sur la conduite qui descend au Creusot par un siphon sous la vallée du Mesvrin. Le bassin de Choselin, sert de « casse pression » à la confluence des conduites du captage du Pont d’Ajoux et du siphon qui passe la vallée de Rançon depuis les captages des ruisseaux du versant de Montjeu. Nous en verrons deux : Les Vernes de Lyre et La Louvetière.

Le château de Montjeu


Ce château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 avril 1958.

Début de la construction en 1606. Améliorations successives jusqu’en 1735. En 1939, remise en état des jardins à la française suivant les plans de Lenôtre, conservés au château,

À la fin des années 1980, le château est racheté par le milliardaire franco-britannique, Sir Jimmy Goldsmith (L’Express). La propriété est alors définitivement fermée au public. Restauration très importante : mobiliers et aménagements intérieurs, communs et pavillons et, surtout, jardins à la Française et bassins extérieurs qui étaient à l'abandon et quasiment en ruine. Par ailleurs, le propriétaire rachète de nombreuses parcelles de forêt jouxtant le parc clos de murs du château, triplant la surface de la propriété. Il s’agirait du plus grand parc clos privé d'Europe (704 hectares enserrés par 10,6 km de murs).

Le Fou

Restes de beaux bâtiments de ferme au milieu d’une végétation sauvage. Les derniers occupants ont quitté les lieux dans les années 50. Les bâtiments étaient alors au milieu de terrains cultivés. L’accès était par contre, difficile aux véhicules et aux engins agricoles modernes. Habitation attestée en 1712. Le mauvais état des ruines est dû à la démolition des toits par les propriétaires pour échapper aux impôts.

Le menhir de Charmeau


Il a été exhumé d’un champ en 1913, à environ 150 m de l’endroit où il est actuellement érigé.

Ce mégalithe présenterait sur une face des gravures fort intéressantes qui représentent une lame de hache polie et un petit personnage stylisé dans la pose dite de "l'orant" (en attitude de prière).

Le Menhir de Charmeau atteste qu'une civilisation néolithique a existé à Broye il y a environ 6000 ans, lorsque l'homme est devenu planteur et éleveur.

Un peu de toponymie


Le Tronchet :Tronchoi : Lieu rempli de tronc d’arbres (vieux français). Curieusement, les forestiers ont dégagé ici une vaste plateforme pour stocker … des troncs.

Tronce : Pied de chêne (Centre de la France)

Le Fou : autre nom du foyard, de fagus, le hêtre. Lorsqu’il est affecté d’un qualificatif, c’est souvent un ancien arbre sacré (exemple = le « Fou de Verdun » à Lavault-de-Fretoy, la « Fontaine du Fou » à Auxy.

Jeu (Montjeu) : de Jupiter Jovis (dieu romain). Le château, que porte l'un des sommets secondaires de la montagne, a été construit probablement sur une motte ou un sanctuaire gaulois, comme semble l'indiquer le nom (mont Jovis)

La Queue de Maine : Queue : Partie de bois longue et étroite (Lorraine, Bourgogne) ; Maine : Demeure, manoir, village (ancien français), Habitat rural. Autre version : Altération de « Condamine », nom que l'on donnait en Bourgogne, aux terres de la réserve seigneuriale.

 

 

 

Solanum lycopersicum, autrefois pomme d'amour


Carte postale marseillaise pour les amuriens-jardiniers, les amuriens-gourmands, pour les « amis de Cath » qui ont vu le jardin de ma Bonne Mère au printemps !

Amitiés anisées à toutes et tous ! Catherine

 

La plante étant de la même famille que la belladone, plante connue pour sa toxicité, ses fruits ne furent pas à l'origine de son introduction en Europe considérés par les « savants » comme comestibles, mais utiles en médecine. Cela a bien changé.

Régale-toi, Cath. Nous ne sommes même pas jaloux.

 


 


COUP DE JEUNE CHEZ LES VIEUX !

Mercredi 1er juillet 2015

La jeune directrice de l’ACCUEIL DE LOISIRS de St Sernin en charge de l’organisation des activités pour la jeunesse saint-serninoise pendant les vacances scolaires, a fait appel à Daniel pour préparer un circuit autour de Broye. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Ils étaient quatre , deux demoiselles et deux grands gars, venus de St Sernin avec la responsable du service enfance-jeunesse, pour faire une reconnaissance de la randonnée prévue le 23 juillet, guidés par deux Amuriens d’un certain âge, Robert et Catherine, et pilotés par Daniel (d’un certain âge aussi) et son fidèle Jolly Duster(encore jeune et fringuant).
Le jour J, ils auront en charge une trentaine d’enfants de 8 à 12 ans et feront une boucle d’une douzaine de kilomètres passant par le menhir de Charmeau, Fontenotte, le GR 131, la Bonde, la Cadole, Champmartin et le bourg. 

Si par hasard vous passez par là et trouvez en chemin des lanières de tissu blanc rayé de rouge accrochées aux branches, ayez une pensée émue pour le torchon sacrifié par Daniel pour préciser le  balisage…  

Certes il ne faisait pas froid, mais l’essentiel du parcours s’est fait en forêt et le matin à la (toute relative) fraîche. Les jeunes ont commencé au pas, les vieux au trot, les jeunes ont poursuivi au trot puis au galop, les vieux ont fini au pas…  Comme l’a si fort bien dit Jean Dutourd,
 « La jeunesse veut l’espace, la vieillesse le temps. »
Daniel et Jolly Duster attendaient le petit groupe à des points stratégiques du parcours, notamment dans la belle allée ombragée de Champmartin pour le pique-nique : sandwiches en triangle sous coque plastique, chips, compote et biscuits pour les jeunes. Salade de haricots verts-ail-tomates, crudités sauce avocat- gingembre-citron vert, salade composée façon piémontaise, fromage de chèvre, groseilles du jardin, pêches pour les vieux. 
A la lecture de ces menus, nul doute que vous viendra à l’esprit la citation de Voltaire dans sa Lettre à Wilhelmine de Bayreuth, le 4 février1763:
« La consolation de la vieillesse est de rendre la jeunesse heureuse. »
Ce fut une rencontre inter générationnelle fort sympathique. Bel exemple d’une jeunesse impliquée et altruiste !
 
Pour conclure, deux autres citations à méditer :
 
« La jeunesse est le levain de l'humanité, elle a besoin de dormir dans le calme, loin des insupportables gémissements des grabataires arthritiques égocentriques qui profitent de leur oisiveté pour agoniser tambour battant, même la nuit, alors que, nous le savons tous, il est strictement interdit de mourir bruyamment après vingt-deux heures ! »
Pierre Desproges dans le Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres (1981)

« La jeunesse doit respecter le doux repos qui plaît à la vieillesse. 
 Jean-François Haumont ; Le jeune chat et le vieux matou (1802)


 




Roundup visé par Ségolène, deux Creusotins s’indignent.


Brève de magasin.

Cela se passe à Bricomarché au rayon des produits phytosanitaires et assimilés.

Deux Creusotins, des vrais qui roulent les R, casquette de marin vissée sur la tête, veste de bleu de travail sur le dos, commentent l’actualité : 

« La Ségolène veut interdire le roundup. Elle sait ben pas quoi faire pour nous empoisonner la vie ! »

       C'est une façon de voir.

 

Cyril, 13 ans, pas de classe ce jeudi.

Le collège est centre d’examen, je ne suis pas concerné. Je risque d’être à la rue. Noël va se charger de ma petite personne. Je monte dans son C15 ; dans le coffre une tronçonneuse partage l’espace avec différents outils : destination les « beurches ».  Et voici comment je me retrouve en compagnie de quatre Séniors (j’écris sénior parce que je suis bien élevé).

Il y a le Dan que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer, d’habitude il a un vouge mais aujourd’hui il exhibe une tronçonneuse flambant neuve. C’est surement du sérieux. Il y a aussi le Jacques, apparemment le chef car il sort de sa poche de veste un demi-décamètre à enrouleur et il commence à arpenter le terrain et à toiser des acacias. En réalité ce sont des robiniers faux acacias. Arrive le quatrième larron juché sur un mini tracteur car il paraît que l’on va emprunter des sentiers étroits et malaisés. C’est le Daniel. Il restera la plupart du temps scotché à son siège. Il dit qu’il a mal à un talon ce qui doit être vrai car il boîte méchamment.

Les grandes manœuvres commencent par une séquence exploration. Les trois valides disparaissent dans un profond ravin, se frayant un chemin parmi des orties gigantesques qui prennent un malin plaisir à leur rappeler qu’elles sont urticantes. Finalement, leur choix se porte sur trois arbres situés au bord de la route.

Alors là, chapeau ; le Noël et le Dan les font tomber pile poil où ils le souhaitent sans même effleurer les fils téléphoniques pourtant tout proches. Le Noël ne s'est même pas énervé quand le lanceur de sa tronçonneuse s'est rompu. Mais je sais que c'est un calme. C’est au tour du Daniel de tirer les arbres, commandé par le reste de l’équipe. Le Jacques brandit son mètre mais Noël le devance. En 3 foulées il a ajusté les 3,50m et d’un coup de tronçonneuse il vous découpe le premier longeron destiné à la réalisation d’un ponton. Il enjambera la zone humide à laquelle Brigitte tient comme à la prunelle de ses yeux car elle permet le développement de nodules à frankia fixés sur les racines d’un aulne. Je lirai cela plus tard sur le panneau planté à proximité. Le Jacques vérifie la mesure. Il n’en revient pas. Pile 3,50m.

Tout ne va pas pour le mieux car les cordes amenées à tout hasard ont quelques décennies d’utilisation et elles se rompent à plusieurs reprises.

Les quatre longerons sont enfin prêts. Les restes des arbres coupés feront des piquets toujours utiles.

Le Dan fixe l’extrémité des morceaux de bois sur la benne du tracteur délestée de sa fermeture. L’autre extrémité traîne sur le sol.

Le Daniel n’est pas rassuré. Les dévers l’inquiètent. Il n’aimerait pas se renverser en passant sur un rocher ou en s’engageant dans une saignée. Mais il est bien conseillé et il n’en revient pas des capacités de franchissement de sa monture.

Il faut se frayer une trouée pour accéder au site. Le Noël jubile en abattant quelques sapins qui gênent le passage. Il assouvit une haine farouche vis-à-vis de cette engeance qui a envahi nos forêts de feuillus.

Sur place, le Dan pense que les perches de châtaigniers qui poussent à proximité auraient bien pu faire l’affaire. C’est ce que je crois comprendre à suivre son regard.

Le retour se passe sans histoire. Je n’ai pas droit au muscat qui clôt l’expédition et le Daniel me gratifie d’un sirop de cassis qu’il doit plutôt associer d’habitude à du blanc plutôt qu’à de l’eau.

J’ai découvert que les vieux savent encore s’amuser. Simplement, les tronçonneuses remplacent les ballons et le tracteur vaut bien un VTT pour se créer des sensations en tout terrain.

 

Sortie à Lournand.


« 15 Amuriens »  dont 4 guides se retrouvent devant la mairie de Lournand pour cette dernière marche de l'année.



Pour ceux qui ont participé à la sortie de fin d'année 2014 à Flagy,c'est l'occasion de réviser les acquis de l'an dernier. En effet, ces deux villages voisins présentent bien des similitudes: paysages vallonnés, belles maisons de pierre gardant des galeries rappelant une activité viticole aujourd'hui abandonnée au profit de l'élevage, murs de pierres sèches, cadoles, buis. Nous retrouverons aussi plusieurs complexes hydrauliques associant lavoir, fontaine et abreuvoir.

 L'architecture moderne n'est pas absente du paysage.

Mais dès le départ, les regards sont attirés par des restes volumineux dominant le bourg: ces vestiges évoquant plutôt une activité industrielle sont en fait ce qui reste du château de Lourdon, qui fut prestigieux en d'autres temps.
 

On mentionne une première construction dès le IX° siècle. En 910, cette terre est donné par le comte de Mâcon au moine Bernon pour fonder l'abbaye de Cluny. Les abbés de Cluny y résident fréquemment
dès le XI° siècle, et dès le XIV° les moines, leur bibliothèque, leurs archives et trèsors y trouvent refuge.Par ailleurs, le château est disputé entre les seigneurs laîcs-les comtes de Mâcon- et les rois de France et entre catholiques et protestants pendant les guerres de religion. Finalement, il est détruit en 1632.
Le circuit se poursuit à un rythme permettant à chacun de regarder tel ou tel détail d'architecture,le paysage, un point de vue sur Cluny en contrebas, de s'approvisionner en noix... On échange des nouvelles, on raconte anecdotes et histoires, on se transmet des références de livres.






Tout au long du parcours, Brigitte nous fait partager ses compétences en géologie. C'est ainsi que, contrairement à ce qui se passe dans les fouilles archéologiques, dans les environs les couches géologiques ont été soulevées puis érodées de telle façon que les terrains les plus élevés sont les plus anciens.
Nous retrouvons le pré où nous avons pique-niqué l'an passé lors de la balade à Flagy. Nous en profitons à nouveau pour sortir nos provisions.
 
 
Nous admirons de beaux fossiles d'huitres datant de l'époque où une mer recouvrait le paysage et sommes tout heureux d'apprendre que tous ces vallonnements appartiennent à la dorsale chalonnaise.

Calcaire à gryphées

La journée se termine par la célébration de l'anniversaire de Catherine avec boisson appropriée et quelques douceurs tirées des coffres des voitures.
 
 
La nature nous a réservé encore de bien belles surprises.






 

 Des fils de laine avaient été suspendus lors de la reconnaissance pour pallier les trous de mémoire.
 



 
Texte de Marie-Thérèse, photos de Catherine, Daniel et Marie-Thérèse 
 
Catherine n'était pas inspirée..., pour une fois !
  
Y a des jours (et des nuits) comme ça, où l’inspiration ne vient pas. On pense avoir une idée intéressante pour l’article, on prend son stylo, on commence à écrire, avec enthousiasme, la première phrase et hop !  avant d’arriver au point-virgule, la voilà qui s’avère totalement fade, insipide. Et on la raye, vite fait bien fait. On attend un peu, on attend l’idée géniale qui ne vient toujours pas… On tente un nouveau départ, nouveau fiasco…
On ne va pas tout de même pas raconter bêtement que 15 marcheurs se sont retrouvés à 10 h 30, le jour de la fête des pères et de la musique, face à la mairie de Lournand ! On ne va pas plus parler de la douzaine de kilomètres parcourus avec quatre bons coups d’cul, des chemins à travers champs et bois, des magnifiques murs de pierre, des roses trémières, des merises juteuses, de Cluny là-bas, derrière la colline,  des ruines du château de Lournand et ses étranges colonnes. On ne va quand même pas s’étendre sur les  lavoirs, les moulins, les beaux jardins.
Et que dirait le lecteur si on lui disait platement que l’église de Collonge vaut le détour et invite au recueillement ?  Que penserait-il si on lui décrivait prosaïquement Chevagny et ses maisons de rêve ? Et quelle serait sa réaction si on lui parlait d’un déjeuner sur l’herbe avec vue imprenable ? Ne serait-il pas pris d’un ennui mortel si on évoquait les éclats de rire, un sac à dos impressionnant,  le ciel mi nuages mi soleil, la douce chaleur de ce 21 juin ? Aurait-il la force d’aller jusqu’au bout ? Jusqu’au crémant de Bourgogne et des pâtisseries qui ont conclu cette randonnée ? Sûrement pas !
Y a des jours (et des nuits) comme ça où l’inspiration ne vient pas,  alors il vaut mieux renoncer à écrire !
 

Rando papotage

Qu'est-ce qui peut bien se raconter sur une marche douce de 6 km parcourue en pas moins de deux heures ?
Pas un mot sur la construction faite de bric et de broc sise au Bas de Chêne. Son architecture nous laisse sans voix à moins que ce soit la pétarade d'une moto démunie de silencieux .
 
 
  
Les langues se délient pour que chacun donne son interprétation sur le désordre qui règne devant la maison située à mi-côte entre le Bas de Chêne et le Champ de Joux.
Départ précipité ? Attente d'une remorque de tracteur à remplir à la fin des travaux ? Absence momentanée ?
En tout cas, la toiture est refaite avec goût. Il faudra repasser avant l'hiver.
 



 
 
 
Halte au sommet de la pente, occasion de parler cheveux. Les 4 dames ne les coupent pas en 4 pour donner leur avis sur les mérites de telle ou telle teinture mais une belle crinière blanche naturelle ne manque pas de charme bien que le poivre et sel fasse assez distingué.
Petit problème concernant la chevelure d'une connaissance masculine qui ignore les figaros locaux. Combien a-t-il économisé après quarante ans, déduction faite de l'entretien de cette abondante pilosité ? De quoi s'offrir une perruque de grande classe quand il sera à l'automne de sa vie. 
 
Le trajet reprend jusqu'à la fontaine Bayard
 
   
Vous avez corrigé, il s'agit des quatre frères (ou des fils) Aymon.
 
Comment la discussion a-t-elle dévié pour en venir à la mauvaise foi des employés de banque et par association d'idées à celle des fonctionnaires des impôts ? Chacun a une anecdote à raconter sur le sujet.

 
Nous ne dirons rien sur le balisage par crainte d'être invités à le rafraîchir. Il est suffisant pour ne pas se perdre en ayant le descriptif et en étant attentif.
 
La descente sur le hameau des Morlots se fait à allure modérée.
Nous voici au bord de l'étang. En arrière plan, la tour et là, immobile, concentré, un héron attend le passage d'un poisson étourdi dont il ne fera qu'une becquée.
 


Les six marcheurs retrouvent les voitures avant que les nuages pourtant menaçants n'aient ouvert les vannes.