Bellevue en marche nordique

Ce 12 octobre, nous étions 11 pour fermer cette boucle de 10, 11 ou 12 km ? 
Selon le podomètre, l'application pour smartphone utilisée ou la mesure incertaine sur la carte IGN, personne n'était vraiment sûr, même l'animateur qui, ne voulant pas décourager la troupe , annonçait 9 km au départ (à 9h !) sans être vraiment convaincant.
Mais l'important n'est-il pas de l'avoir bouclée et en un temps record !
Donc , après un échauffement rapide mais sérieux sur la place de l'église de Marmagne sous le regard étonné mais intéressé des passants (peut-être de futurs adeptes ?), direction le haut du village puis Saint-Sulpice. Jusque là,  pas de difficulté, c'est après que ça se corse. 
Dans un virage à gauche, la pente s'accentue brutalement et le groupe s'étire jusqu'aux Descloix. A partir de là, nous ratons le balisage des Bonnotes et nous engageons sur le sentier qui nous mène au Brizotin. Trop tard pour faire demi-tour, c'est une variante agréable qui nous fait cheminer dans une petite forêt où nous croisons un chasseur solitaire.
Le parcours sur la route de la Croix Blanchot est monotone mais sans aucun dénivelé jusqu'à Bellevue. La descente sur Saint Symphorien nous permet d'observer les versants nord de la vallée du Mesvrin et l'arrivée de nuages menaçants.
La pluie imminente nous force à revenir à Marmagne par le sentier le long de la D61 et nous laisse à peine le temps d'effectuer les indispensables étirements anti-douleurs musculaires.
Finalement la boucle sera plus proche des 12 km à midi donc... 12h. 
Nous ne ferons aucun commentaire sur le dénivelé.
Les Descloix

Bellevue

Montcenis La Tour du Bost en marche douce.

10 octobre : la pluie du matin n'a pas arrêté le pèlerin puisque nous sommes 21 à partir du stade de Montcenis. Le chemin que nous suivons a dû être emprunté à maintes reprises par la soldatesque, la tour du Bost, but de notre balade servant de poste de défense aux châteaux de Montcenis et d'Uchon. Rien de belliqueux dans notre attitude. Les seules rapines que nous aurions pu envisager auraient consisté à prélever des champignons rosés sortis  de terre en masse à la suite des pluies récentes ou  bien à ramasser quelques châtaignes assez rachitiques tombées prématurément. Les dégâts causés par deux années de sécheresse estivale sont visibles. Un chien qui n'a rien d'un fauve a décidé de nous tenir compagnie. A son retour, il suscite une crise de jalousie de la part de ses deux collègues moins malins qui s'étaient laissé enfermer.  
Nous innovons en optant pour un aller-retour par le même trajet. Ce choix permet à chacun d'aller à son rythme, les moins pressés faisant demi-tour quand ils croisent les plus rapides déjà sur le chemin du retour.
La plupart ont déjà visité la tour du Bost et ont apprécié le remarquable travail de rénovation entrepris sur le long terme par une association de passionnés. Un portail comme on l'imagine dans le conte de la Belle au bois dormant n'a plus qu'un rôle symbolique mais il rappelle qu'à une époque révolue il défendait efficacement l'accès au château de Bruel qui reprend vie grâce au savoir-faire de ses nouveaux propriétaires. 















Marche nordique : le mont Jeunot

Six marcheurs nordiques se sont donnés rendez-vous ce samedi matin à Fontenotte avec une furieuse envie d'en découdre malgré la météo incertaine. Petits échauffements rapides mais sérieux avant d'attaquer 250m de côte à allure modérée permettant au cardio de prendre le rythme. Direction Chapey. À un endroit dégagé, chacun essaie de deviner le paysage à travers le brouillard malgré la perte du sens de l'orientation  : Montcenis, La Certenue, Broye , Etang, le mont Beuvray…
Arrivés à Chapey, direction les Pierres aux Saints, où nous pensions trouver des chasseurs, mais cette pluie mouille la poudre donc nous sommes rassurés.
En haut de la côte, chacun fait popo, ce n'est pas ce que vous pensez : il s'agit d'un exercice de renforcement musculaire auquel nous avons donné ce nom très imagé.
Descente sur Velay  sur un terrain très glissant. Au bout de la variante du sentier nous tombons sur les placides vaches du Jean Louis, étonnées mais pas perturbées par les cris de frayeur de Sandra : " ça peut être dangereux une vache, elles peuvent charger ! "
La montée de Choselin fait cesser les conversations comme par enchantement et à l'arrivée au bassin une pluie drue nous attend. C'est sous ce déluge que nous atteignons Fontenotte, trempés jusqu'aux os mais avec le sourire car un breuvage dont je tairai le nom par bienséance nous attend.
9km, 250 m de dénivelé que nous avons testé avec Mireille et Lillo au mois d'Août.


Samedi 28 septembre 2019 : une journée particulière…


Quand on s’inscrit à une sortie guidée par Rob Urie, mieux vaut s’attendre à de sacrés décalages spatio-temporels …

Partis en car au 21ème siècle de Marmagne, nous voilà catapultés du 1er siècle av. JC sur la Via Agrippa au château fort du 11ème de la Butte de Thil, puis chez les Burgondes et quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le Pont Joly enjambant l’Armançon, sur le petit oppidum gaulois et chez les Mérovingiens du site fortifié de Semur-en-Auxois. Nous voilà parachutés instantanément devant l'ancien couvent des Jacobines du 17ème qui abrite aujourd’hui le musée de la ville, puis dans les rues médiévales au temps où, selon son rang et pour éviter des éclaboussures malodorantes, on tenait le haut du pavé. Mais nous voilà à nouveau au 17ème  siècle,  spectateurs semurois de la « course de la bague » et applaudissant le vainqueur recevant l’anneau d’or puis sans transition, nous voilà le nez en l’air à regarder quatre  anges déversant les vents du haut du clocher de la collégiale Notre-Dame puis la vie de Saint Thomas sculptée sur le tympan. On passe à l’intérieur du gothique primitif au gothique flamboyant, de la Mise au tombeau polychrome du 15ème au vitrail à la mémoire des soldats de la guerre 14-18… Nous voilà au 18ème devant le bel Hôtel de Chassey et aussitôt après devant Le Donjon du 13ème  et les tours de la géhenne (la torture), de la prison, la tour Margot et la tour de l'Orle-d ‘Or, la plus haute et la plus impressionnante avec sa lézarde datant du siège de Semur en 1589.


Nous laissons cette charmante ville, retrouvons  le 21ème et le car  pour nous rendre à Montbard. Petite parenthèse à pied de quelques kilomètres sur le Chemin des Moines jusqu’à l’étang de St Bernard où jadis vécurent deux ermites puis des cisterciens  pendant la construction de l’abbaye de Fontenay et où ce samedi de septembre 2019, nous sommes une quarantaine à sortir de nos sacs et glacières des nourritures terrestres  avant celles spirituelles de l’Abbaye de Fontenay, fille de Citeaux.

Là commence le voyage en 1118 avec St Bernard, le fondateur du lieu. Dans l’église Abbatiale aucune fioriture ne distrait le regard, seuls, la lumière du jour, une souriante Vierge à l’Enfant bourguignonne, légèrement hanchée et des pavés de carreaux émaillés du 13ème  créent  le décor. Jusqu’à 200 moines ont dormi sur des paillasses sous la charpente de l’immense dortoir. On les suit dans le cloître, la salle du Chapitre, le scriptorium, le chauffoir. On voit les moines forgerons battre le fer à la forge… Le temps s’accélère, nous voilà à la Révolution. Ne reste qu’une douzaine de moines. 1790, l’abbaye est vendue comme bien national, De 1820 où Elie de Montgolfier l’acquiert et la transforme en papeterie, nous passons à 1906. Edouard Aynard rachète l’abbaye et entreprend de restaurer Fontenay. Tous les bâtiments qui défigurent le lieu sont détruits. http://www.abbayedefontenay.com/

Il suffit de parcourir quelques kilomètres en car pour faire un nouveau retour  dans le passé jusqu’au 18ème  à la Grande Forge de Buffon. Innovation importante pour l’époque, c’est la première fois que le haut-fourneau, l’affinerie et la fenderie sont réunis en un même lieu. Laissez-vous tenter par une visite à 360°…


Samedi 28 septembre 2019, fin d’après-midi, retour au 21ème et à Marmagne…

Un grand merci à Roger qui a organisé cette journée et à Rob qui nous a emportés, trimbalés, expédiés, charroyés, promenés, transbahutés, et passionnés  dans sa machine à remonter le temps !


























 Le pique-nique.







 


La grande forge de Buffon. 






Semur.