La nature censure AMUR.


La nature censure AMUR mais nous ne lui en voulons pas.
Depuis 12 années les informations fixées sur un support implanté à proximité de chacune de nos sculptures ont subi les caprices du ciel : pluie, vent, gel, sécheresse, canicule… Le temps a ajouté régulièrement un nouveau voile terne qui a fini par masquer les inscriptions.
Il fallait agir. Refaire à l’identique était tentant mais la consultation de nos archives, de celles de nos fournisseurs, s’est révélée décevante et pratiquement inexploitable.
Jean, pour la conception, Daniel pour les textes ont donc pris les choses en main. Après 4 mois de tâtonnements et de concertation avec l’entreprise choisie, nous voici en possession de 7 plaques adaptées à chaque sculpture et réalisées à notre idée.
Reste à les poser.
Ce matin, sur le coup de 10 heures, les 3 compères (Robert renforce le groupe) ouvrent les hostilités. Je dis bien « hostilités » car certains boulons et écrous opposent une résistance imprévue. Jean a tout prévu, même une lame de scie à métaux pour les situations extrêmes. Il faudra plus longtemps que prévu mais cela importe peu.
Nous commençons par Marmagne. La végétation cache les oiseaux monumentaux et ils ne sont plus visibles de la route. Le sol nécessite un sérieux ratissage.
A Saint Symphorien, la feuille de chêne métallique, support des informations, est trop proche de la sculpture. Impossible de l’éviter sur une photo. Voilà justement le Maire. Avec lui, nous choisissons, pour l’implanter, des lieux qui ne gêneraient pas l’entretien de la pelouse.
A Broye, la lame métallique, partie importante de l’œuvre est à nouveau tordue. Elle a déjà été réparée une fois. Essayer de la redresser risque de la briser.
Nous voici à Mesvres au bord du Mesvrin. Rien à signaler sinon qu’il est presque midi.
On peut travailler et ne pas négliger pour autant les moments festifs. Après un détour par La Tagnière pour prendre avec nous Brigitte, l’épouse de Robert, nous atteignons le Balcon du Morvan et son auberge, occasion de découvrir les nouveaux gérants et leurs talents. Premier bon point, ils connaissent notre blog et notre site. Deuxième bonus, nous sommes tout à fait satisfaits de l’accueil et du repas. Seul bémol, alors que nous comptions déjeuner en terrasse, nous avons dû effectuer un repli stratégique en salle à cause des guêpes.
Les meilleures choses ont une fin. Il faut reprendre le turbin. Le chat nichoir de Dettey arbore une belle patine et il semble qu’il a été habité. Le support de la plaque  partage l’espace avec les bacs de tri de la CCGAM et il paraît difficile d’éviter cette cohabitation. Des touristes s’intéressent à nous. Ils connaissent notre site. Ils nous félicitent pour nos initiatives et l’entretien de nos circuits. Ces compliments nous viennent d’authentiques Morvandiaux originaires de Villapourçon. La « comm » d’AMUR passe mieux que le portable.
Nous redescendons à La Tagnière. Il y a 3 semaines, Jacques et Robert avaient dégagé la végétation autour du « Courant de Chêne ». On pourrait à la rigueur couper une branche retombante au sujet de laquelle nous avions débattu mais nous n’avions pas l’outil adapté, scie ou tronçonneuse. Nous nous rendons compte de l’importance de l’emplacement de nos plaques. Celle-ci, exposée plein sud et en plein soleil est totalement illisible.
Brigitte nous quitte et nous rejoignons La Perle du Morvan, dernière étape de la journée. Nous regrettons que le projet initial de « A l’écoute de la terre » ait effrayé le Conseil Municipal d’Uchon. La trompe en bronze finalement retenue est élégante et charmante mais elle a de la difficulté à s’imposer dans ce cadre plutôt austère. Nous ne trouvons pas la petite plaque en plastique rappelant le nom de l’œuvre et de l’auteur.
La mission est terminée. Pas tout à fait. Notre regretté Jean Vannier ne nous aurait jamais pardonné d’avoir fréquenté l’auberge du village de son ami Gilbert Lapalus et de ne pas boire ne serait-ce qu’un ch’tit verre à la Croix Messire Jean. Pour honorer leur mémoire et en souvenir de tous les projets que nous avons menés avec eux, nous y vidons trois Pressions.  

AVANT... APRÈS. Vous constaterez Qu'il fallait faire quelque-chose.  



MARMAGNE.




St SYMPHORIEN.



BROYE.



MESVRES.



 DETTEY.





LA TAGNIERE.



UCHON.













6 pratiquants pour deux marches nordiques

Samedi 21 Juillet trois marcheurs pour une de nos classiques : Martine, Serge et Michel entre la croix de Montrion et Uchon soit 7 km.

Samedi 28 Juillet trois marcheurs pour une marche plus rare avec un fort dénivelé : Monique, Pascal et Michel pour Broye-Champmartin-l'allée des chênes-la Queue de Maine-Le Tronchet-Champmartin-Broye soit 9 km.


Marche toute douce.

On nous parle de canicule. Combien serons-nous au départ ce matin ? 6, pas un de plus et seulement 4 d'AMUR. Cela se comprend. Le thermomètre doit atteindre des sommets. Pas nous... Nous marcherons sur un parcours Saint-Symphorien Marmagne pratiquement plat et susceptible d'être bouclé en 1 heure 30. Nous avons fait un peu d'exercice, peut-être moins que ceux qui, en vacances, ont des températures plus clémentes. A 10 h 30 nous retrouvons les voitures. Il était temps : il fait déjà aux alentours de 30°.

 Le torque d'AMUR en bonne place .
 Un petit commerce sauvé et rénové.
 Le bourg de Saint Symphorien.
 Ce sera une année à fruits.
Il s'en perd déjà.
 La 4 CV et la R 8. Toute une époque !
 Marmagne, le calvaire de l'église.
Le Mesvrin. Débit de boissons.
La ferme de Bourdeau.

A y est.


Vous aurez certainement de la peine à imaginer à quel point quatre poils d’herbe peuvent contrarier l’existence paisible d’un retraité hostile à l’utilisation de substances chimiques susceptibles de vous en débarrasser en les faisant "crever".
« Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire », a lancé Robert, rouge de colère, lors d’une des réunions d’AMUR consacrée à l’entretien des sentiers et autres lieux sensibles  dont l’association a la charge.
«Il a un nom, un visage, un équipement. Il devrait perpétuer la tradition du cantonnier de jadis, hommes débonnaire disposant d’une brouette, d’une pioche et d’une faux. Au lieu de cela, du haut de son tracteur, il avance masqué, dispersant à tout vent une affreuse marchandise herbicide, semeuse de mort.  Mon adversaire, c'est Glyphoman, suppôt de Monsanto qui a pris le contrôle de nos vies »
(On pourrait crier au plagiat car cette prise de parole virulente pourrait vous rappeler par sa forme les propos d’un candidat à la présidence de la République, propos qui n’ont jamais été suivis d’effets. Il n’en est rien).
C’est alors que le grand Jacques prit la parole.
« Robert, je crois comprendre que tu crains que ce suppôt de Satan aille répandre son abominable médecine sur ce lieu idyllique qui sert de cadre à notre Courant de Chêne, œuvre d’art disparaissant aux trois quarts sous les orties et les ronces. Le résultat serait désastreux, les squelettes jaunâtres des victimes du traitement feraient mauvais effet. Fais-moi confiance. Dès demain matin, équipé de la zonzonette du club, je redonne un aspect attrayant au site.
(Et à la différence des propos d’un candidat à la présidence de la République, ce qui fut dit fut fait).
Deux photos sont là pour le prouver.

 AVANT.

 APRES.