Marche douce au Breuil.

Pour découvrir  le Breuil, ville à  la campagne, nous étions  7 dont 2 Brogéliens.

Nous sommes d’abord   passés  devant la très ancienne église St Étienne datée du 12ème siècle. En bordure de route peu avant le chemin du Vernois, nous avons été intrigués par un monument funéraire. Il a été érigé pour honorer  la mémoire  de M Frédéric  Rouquairol  secrétaire  général  des usines du Creusot  et maire du Breuil  décédé  accidentellement lors  d'une  journée  de chasse. 

Au point culminant de la balade, nous  avons pu admirer l'ancien  moulin à  vent, bâti  au 18ème  siècle, ancêtre des éoliennes mais beaucoup plus esthétique.et aménagé en résidence. 

Notre parcours comportait beaucoup  de route avec pas mal de circulation à cause d’une déviation suite à des  travaux  sur la commune. Nous avons pris beaucoup  de précautions et appliqué les consignes des déplacements en groupes. 

Au lieu-dit la Garenne, nous avons obliqué sur un joli sentier dans le bois pour rejoindre  l'Etang  au Prêtre  qui s'appelait autrefois l’Étang du Moulin. 

Isabelle  et Michel nous ont fait découvrir un magnifique  chemin  dans le Bois le Chât. passage derrière  le château. De là  nous avons rejoint  le chemin  St Étienne  pour arriver à  la mairie  où  nous avons  pris le temps  de visiter  une exposition  de peintures 

EXIL Mambo'o  D27

Notre  petite randonnée de 7 km s’est révélée bien sympathique et surtout sans une goutte de pluie malgré les averses annoncées.

       Le ciel a été clément, véritable exploit en ce mois frais et très pluvieux.

                                              Signalétique haut de gamme.
Les messages émis par les artistes laissent libre cours à notre imagination.

                                                  Sur le chemin du retour.
                                          Maï-Té était la photographe de service.
                                             Le Breuil, une ville à la campagne.
                                          Martine a immortalisé les paysages.
                                            Ici, c'est le domaine des Charolaises.

 

Petite rando sur le balcon du Morvan.

 Un après-midi annoncé sans pluie, ça ne se refuse pas… à condition que les randonneurs d’AMUR ne soient pas empêchés par les courses du samedi ou une multitude de sollicitations toutes plus variées et attrayantes les unes que les autres !  

En mai, fais ce qu’il te plaît. Aussi, c'est donc seulement à 3 que nous partons sur le D1, l'un des sentiers d'Amur. Nous aurons tout le temps de vérifier le balisage jaune qui est toujours satisfaisant. La consultation du topoguide nous rassure et sans une petite erreur due à l'inattention, nous aurions fait un sans-faute. Nous progressons !

Le paysage est fort beau. Le ciel l’embellit encore. La floraison des rhododendrons explose à nos yeux, les premières digitales de la saison nous offrent leur teinte vive.

La marche demeure une thérapie efficace à pratiquer régulièrement. Nous terminons aussi bien dans nos têtes que dans nos baskets  

                                                  Dans la verdure.
                                                      mini cascade.
                                                 étang à droite.   

                                             étang à gauche

                                              rhododendrons.
                                                  on prend la pause.

                                                                         dans l'allée.

                                                           repères.

                                             le bocage morvandiau.

                                             le ciel valorise le paysage.
                                                      digitale en fleur.
 

Le circuit D1 passe à proximité de chaos granitiqiques, sources d'anecdotes :

Le Bonnet du diable : Tout le monde sait que le diable, berné par le maçon qu'il avait aidé à construire le pont (du diable) à Toulon sur Arroux avait perdu son bonnet à Dettey en s'enfuyant à grandes enjambées vers le Haut Morvan. (Il paraît qu'il n'est jamais revenu depuis mais nous ne pouvons pas le garantir).

La Pierre Croule : En dépit de son poids, 47 tonnes, il est possible de la faire bouger ou crouler, comme on dit ici si on sait où la pousser. Les Vieux (on aime bien les écouter) disent qu'ils s'en servaient pour casser des noix ou des noisettes..


 


Un gâteau pour fin de rando conséquente

 Catherine L suggère une recette bienvenue pour reprendre des forces après une randonnée qui a nécessité pas mal d'efforts, et en plus, c'est bon.

RECETTE GÂTEAU PÂTE DE DATTES AMANDE FLEUR D'ORANGER

Pour un moule à manqué classique (20-22 cm de diamètre)

100 g de poudre d’amandes

120 g de farine

200 g de yaourt de brebis crémeux (dit « à la grecque », important qu’il soit crémeux ; si vous ne trouvez pas au lait de brebis, prenez au lait de vache)

80 g de sucre complet (rapadura, muscovado…)

50 g de beurre

30 ml d’huile d’olive (30 g)

2 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

1/2 sachet de levure à gâteaux

1 pincée de sel

Environ 200 g de pâte de dattes

Quelques amandes entières pour la décoration

Préchauffer le four à 180°. Préparer la pâte de dattes : la couper en bâtonnets

Battre le yaourt avec le sucre et la pincée de sel. Ajouter la farine en pluie, la poudre d’amandes, la levure, l’eau de fleur d’oranger. Mélanger.

 Faire fondre le beurre avec l’huile d’olive dans une casserole. Les incorporer dans l’appareil au yaourt. La pâte à gâteaux est prête.

 Huiler le moule. Y verser une moitié de pâte. Disposer les morceaux de pâte de dattes de manière uniforme. Recouvrir avec la pâte restante. Décorer avec quelques amandes entières. Saupoudrer d’un peu de sucre.

 Enfourner à 180° pendant 30 minutes. Vérifier la cuisson en plantant la lame d’un couteau qui doit ressortir nette. Laisser refroidir avant de démouler.

 

Chemin des Moines en Brionnais

 En Mai, fais ce qu’il te plaît. C’est pourquoi nous avons choisi de randonner sur la proposition de Brigitte et Marie-Thérèse dans un secteur du département que nous ne fréquentons pratiquement jamais, le Brionnais.

Deux thèmes vont être approfondis, les marais de Montceaux l’Etoile et les églises romanes.

Une bonne vingtaine d’Amuriens se retrouve à pied d’œuvre après environ une heure de route. Les prévisions météo ne sont pas très optimistes ce qui suscite quelques inquiétudes mais la pluie aura le bon goût de ne faire son apparition qu’au moment du retour.

Les 13 km du parcours sont entrecoupés de haltes « didactiques ». La pause pique-nique bénéficie d’un mobilier en plein air permettant un confort satisfaisant.

 Deux sites méritent une description approfondie

 Eglise de Montceaux l'Etoile

 Eglise édifiée vers 1125 mais très remaniée : nef, clocher et une partie du chœur sont du 12ème siècle de style Roman

La voûte de la nef a été refaite au 19ème après un incendie. Le chœur de  style baroque avec chapelle funéraire date de  1717 ; en effet le seigneur du lieu Abel de Vichy ajoute cette chapelle pour sa femme Claudine morte en 1775 en mettant au monde leur 2è enfant. Il y a donc 2 parties très distinctes

L’église est classée Monument historique en 1893 et la première restauration date de 1900-1901.

En 1998-1999 l’extérieur est restauré puis en  2007-2008 l’intérieur.

À voir Extérieur :

·         clocher carré à l'étage présentant des baies germinées,

·         quelques modillons sculptés (têtes fantastiques)

·          et surtout le tympan + linteau monolithique taillé dans 1 bloc de calcaire à entroques,

Sur le tympan, un   Christ en gloire entouré par 2 anges qui semblent l’élever vers le ciel

Le linteau montre 14 personnages : 12 Apôtres, la Vierge et un  ange

Le portail fut protégé par une construction en bois enlevée aujourd'hui

 Intérieur

·         Des restes de peintures médiévales et du 16è ont été recouverts par du badigeon au 19ème et sont en partie visibles aujourd’hui

·         Les vitraux sont de Kim en Jong (né en 1940 Corée du Sud. Il fait ses études à Séoul puis en Suisse

En 1970 a lieu son ordination chez les frères prêcheurs, mais il continue à peindre d’abord à  l'acrylique puis à l'huile. Il se spécialise ensuite dans les vitraux. On retrouve ses créations dans plusieurs  dizaines d'églises en France, en Irlande, Italie, Autriche.

 En 2008, il imagine 7 Vitraux pour l’église de Montceaux l’Etoile. Il écrira : « J’ai la nostalgie de la simplicité de l’art roman, mes vitraux iront dans ce sens, très simples souvent primaires. Ils doivent faire chanter les pierres. »

  Dans le village, on peut voir une construction haute de 17 mètres, c’est la Tour dite de Cagliostro à l'entrée du village construite par Abel de Vichy et qui a servi de cabinet d'Alchimie.

 Anzy le Duc

La fondation  du prieuré date de 876 grâce à un don du Chevalier Letbald et de son épouse, L'un des premiers prieurs Hugues d'Anzy est très apprécié et son tombeau fait l'objet d'une grande vénération. (il soignait les hommes mais aussi les animaux et  les plantes)

À sa mort de nombreux pèlerins viennent prier sur sa sépulture et  l'église initiale devient trop petite. Elle est agrandie entre 1001 et 1050. Les moines quittent le prieuré en 1791 et il est racheté par le Duc de Cadore.

En 1808, l'église doit être vendue aux villageois de Marcigny pour être démolie, Mais elle est rachetée par les habitants de la commune, elle devient alors la nouvelle église paroissiale. Elle est ainsi sauvegardée ainsi que les bâtiments du prieuré classés aux Monuments historiques en 1851. 

Deux raisons justifient son classement : son architecture romane, et ses chapiteaux sculptés.  Les peintures sont totalement ignorées car en fait non visibles. C'est en 1850 que le curé de la paroisse JM Aupècle les découvre  en grattant le badigeon qui les recouvrait, Entre 1854 et 1857 il fait appel à un artiste local Jean François Maurice. Il est né à St Christophe en Brionnais en 1818, va à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris puis à la  Villa Médicis.

Il a 2 talents : le respect scrupuleux de la peinture initiale, et il ne crée pas d'autres illustrations quand les originaux ont disparu, mais les remplace par des draperies en un ciel étoilé

Il demande pour son travail des honoraires réduits et fait  appel aux paroissiens. Les participations sont nombreuses, soit en donnant de l'argent, soit  en dégageant les peintures,  en préparant les couleurs ou en donnant des blancs d'œufs (environ 1500) qui servent  de fixatif aux  couleurs.

Remarque : Au 19éme siècle, on note un   regain du mouvement religieux accompagné par la  naissance d'un véritable courant sous l'influence de Prosper Mérimée : clergé et fidèles prennent conscience de la richesse artistique de leur église.

 À voir Extérieur

·         clocher octogonal remarquable

·         Très beaux modillons sur la façade Sud donnant dans la cour du prieuré (qui était le cloître) (aujourd'hui bâtiment privé)

·         Le portail présentant un tympan et un linteau comparables à ceux de l’église de Montceaux l’Etoile mais plus abîmés

           Intérieur

·         Les 40  chapiteaux dont 20 sont stylisés (feuilles  d'acanthe et palmettes).

On peut voir entre autres (côté sud) :

La luxure avec dresseurs de lions, Les 4 Fleuves du paradis,                                                          Des lions affrontés posant leurs pattes sur la tête humaine

(côté nord) : Combat de 2  vieillards,

                    Daniel dans la fosse aux lions

                     Saint Michel combattant le dragon

                      Samson combattant les lions

 ·         Peintures :

*le chœur montre l’Ascension du Christ, Saint Benoit et Saint Maur

En fait ici la peinture est très remaniée car l’original était très abîmé,

               *l’absidiole sud présente l’histoire de Saint Jean Baptiste : 8 panneaux :

Le   registre du haut (4 panneaux)

1) Saint Jean reproche à Hérode sa conduite (le roi est sur un trône avec courtisan  qui lui parle à l'oreille)

2) Saint en prison

3) Festin d'Hérode, sa  femme voilée demande la tête de Saint Jean

4) Tête sur un plateau

Le registre du bas (4 panneaux)

1) 2disciples sortent le corps sans tête

2)   le placent dans un sarcophage

3) Saint Jean apparaît à 2 moines pendant leur sommeil et leur révèle où la tête est cachée

4)  La tête est posée au-dessus du tombeau.

La partie inférieure  très abîmée a été  remplacée  par des  draperies inspirées de celles de l’abbatiale de Saint Savin sur Gartempes : fond en bandes horizontales bleu-grises, jaunes et brunes visibles aussi à Gourdon

               *l’absidiole nord raconte l’histoire de Saint Jacques le majeur dont on peut voir la décapitation. Notons dans la partie inférieure 13 moutons : 12 apôtres et le Christ.

 Le marais de Montceaux l'Etoile a constitué la partie bucolique de la journée.

C’est un espace naturel sensible acquis et aménagé par le Département de Saône-et-Loire. Situé au coeur du Brionnais, ce lieu de découverte de la biodiversité est en libre accès toute l'année et des visites guidées gratuites sont proposées durant la saison estivale.

La sortie par l'image 

Les participants 

Le groupe.

Explications
Informations

 



Un toit pour deux
 
ça se mange ou ça se boit ?
Le pique-nique
Fin du pique-nique

 


 

 
En parcourant le marais de Montceaux l-Etoile.
 
***
2 églises remarquables 
Les chapiteaux incitaient à ne pas s'écarter du droit chemin.
 
Montceaux L'Etoile
Anzy Le Duc





Un vitrail de Kim En Jong

Merci aux Amuriens qui ont fourni de la matière.