28 novembre : Marche douce au Parc des Combes.

 Nous nous comptons ; nous sommes 7. Muriel avait annoncé sa participation, or elle n’est pas parmi nous. Nous la joignons au téléphone. Désorientée, elle erre sur les hauteurs du Creusot. Nous lui donnons quelques indications. Rassurée, elle nous annonce son arrivée dans 5 mn. 7 mn plus tard, une flèche rouge grille l’entrée du lieu de rendez-vous. Nous avons juste le temps de supposer que le bolide émergeant du brouillard pour y replonger illico ne pouvait être que le sien. Le revoici, roulant au pas et stoppant à notre hauteur. Nous sommes au complet, la balade peut débuter.

Pas de vue plongeante sur Le Creusot et ses environs. Qu’à cela ne tienne, Catherine L. nous dévoile un cliché extraordinaire du Mont Blanc pris la veille en plein après-midi depuis sa demeure et immortalisé sur son smartphone.

 


Fantômes vêtus d’un suaire diaphane des arbres exhibent sans la moindre pudeur leur nudité. Seuls, les chênes arborent leur costume automnal brun-rougeâtre.

Les sangliers, en quête de nourriture se chargent de labourer le sol à grosses mottes. Les âmes sensibles du groupe plaignent les troupeaux encore soumis à la fraicheur et à l’humidité. Nous ne voyons pas d’autres traces de vie à part quelques agriculteurs apportant du foin à leurs bêtes ou transportant du bois ainsi que 3 ou 4 vététistes et un marcheur.

Les installations destinées aux loisirs ou au sport sont désertes. Halloween aura été la dernière animation avant les trains de Noël.

Je repense à mes années d’après-guerre. J’ai 6 ou 7 ans. Mon grand-père habite dans une maison dominant « l’usine ». Je retiens des sons, des bruits discordants, continus, martèlements, grincements, chocs, halètement du petit train qui va se délester des résidus sur le crassier, ancêtre de la zone touristique. La sirène sert de signal pour que l’usine avale les ouvriers ou les vomisse selon les heures. L’usine, toujours elle, crache des fumées de différentes couleurs aux odeurs âpres. Cette image d’une ville laide est restée fortement et longtemps ancrée dans les esprits des gens extérieurs malgré les efforts incessants faits depuis pour la transformer en cité accueillante.




 









DIMANCHE 24/11. TIBET OR NOT TIBET ?

Nos randos se suivent mais ne se ressemblent pas…

Arrivés à Essertenne pour la rando du dimanche 10 novembre, ils s’étaient écriés « PURÉE ! » tant le paysage alentour était noyé dans un brouillard dense. Rien à voir avec ce dimanche 24 novembre où nous avons profité d’un très beau temps, anormalement doux et venté.

Jacques L. nous a guidés sur un circuit de presque 10 km au départ du Temple des Mille Bouddhas, (non pas au Tibet !) à la Boulaye. Il avait pris soin de nous recommander un équipement adapté à un chemin de débardage. Et qui dit débardage sait ce qui l’attend en cette saison : fange, bouillasse, gadoue, bauge, bourbier, en un mot boue !

Nous suivons une petite route (sèche) au départ puis prenons un beau chemin caillouteux (sec) qui grimpe progressivement mais sûrement jusqu’au GR131. Une halte à la croisée des sentiers s’impose pour une lecture du paysage : au loin, d’un côté, le Charolais, les monts du Mâconnais, de l’autre ceux du Morvan. St Eugène c’est par là, Dettey par là… Ça souffle fort. Nos cheveux sont en bataille, nos godasses sont poussiéreuses (mais... sèches). Nous nous impatientons : « Alors, cette boue ? C’est pour quand ? » Le GR s’enfonce peu à peu à travers bois. Nous marchons sur un tapis de feuilles mortes (sèches), à l’abri du vent. Quelques arbres ont gardé leurs belles couleurs automnales. Nous nous impatientons : « Alors, cette boue ? C’est pour quand ? » Il y a bien une petite flaque de temps à autre, c’est parfois un peu mou sous les semelles … « Jacques, t’aurais pas un peu exagéré ? »

Nous avons fini de grimper et atteignons bientôt le Haut du Faîte (altitude 484m). Tiens, ça sent bon la résine. Oh, là-bas, ces grandes ornières ! Oh, tous ces fûts de douglas couchés ! Oh, cet énorme engin ! Nous arrivons à une fourche. Une négociation s’impose : quel chemin prendre, celui de droite d’aspect praticable ou de gauche, un peu moins ? Nous tombons d’accord pour celui de gauche qui correspond au circuit préparé par Jacques. Pour éviter un bourbier remarquable et atteindre notre but, il nous faut contourner les douglas abattus, éviter les pièges tendus par les ronces du sous-bois. Nous voilà sur le chemin. Les engins forestiers ont tassé la terre boueuse par endroits, nous pouvons donc avancer sans trop de peine mais fange promise fange due… Ça se corse ! On gauge, on glisse, on dérape, on s’enfonce, on s’embourbe mais Ô miracle des Mille Bouddhas, on ne déplore aucune chute. Seuls, bas de pantalon et godillots accusent le coup !

Après cet épisode pimenté, la fin de la randonnée semble bien fade, nous sortons du bois, descendons vers la vallée, retrouvons les rafales du vent, les prairies vertes et le temple bouddhiste. 

Fade cette fin de randonnée ? Peut-être. Mais sûrement pas le pain d’épices, le gâteau aux pommes, les madeleines et les biscuits au gingembre arrosés de thé et de cidre !

On peut trouver des infos sur le temple bouddhiste sur le site de la Louvetière, rubrique Visiter.



 

















14 novembre, marche douce à St Sernin

Ce jeudi 14 novembre nous sommes partis à 14 personnes, sous un ciel nuageux, mais sans pluie.
Depuis le City stade, nous prenons la direction de la zone humide dite de La Fontaine Sainte, peu connue et appréciée de nos marcheurs. Il est crucial de protéger cette zone para tourbeuse qui constitue une réserve d’eau et possède un panneau répertoriant des plantes typiques de ces milieux. Trois chevaux de race Konik Polski particulièrement rustiques participent à l’entretien des abords du site. Après un petit détour sur la passerelle qui nous a menés au centre de cet endroit, nous reprenons la route en direction des Grandes Pièces et afin d’éviter la route goudronnée, nous empruntons les chemins forestiers du bois des Revirons.
Malheureusement il nous faut reprendre la route goudronnée en direction du bourg de St Sernin et de son prieuré qui s’est développé au XIème siècle. Un monastère est créé. C’est à ce moment que le village prend le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Saint-Sernin-du-Bois tire son nom de Saint Saturnin, premier évêque de Toulouse au IIIème siècle. Le concernant, il est difficile de dissocier ce qui relève de l’histoire et des croyances populaires. En 250, refusant d’honorer l’empereur suite à la demande de prêtres païens, il fut sacrifié, attaché à un taureau. La légende raconte que le taureau, lâché depuis le Capitole traîna derrière lui l’évêque qui mourut déchiqueté. Il fut ensuite inhumé à l’endroit où sa dépouille fut retrouvée, de manière suffisamment profonde pour que les païens ne puissent pas profaner sa sépulture. Au XIVème siècle, devant l’insécurité des temps (peste, famine, guerre de cent ans), le prieuré se fortifie, la tour ronde de l’angle et le donjon sont édifiés après 1350. Le rez de chaussée du prieuré, après avoir accueilli un marchand de vins en 1985 est transformé en restaurant en 1987. Quant à la tour, place « Salignac Fénelon » qui abrite le musée de René Rochette, d’importants travaux de sauvegarde entrepris dès 1980 avec la reconstruction des différents niveaux, l’ont rendue un important lieu de vie du village.

  Avant d’arriver dans le bourg, nous avons pu admirer le panorama de la vallée de la Dheune ainsi que les monts de Vaux. Malgré tous nos efforts, il a été impossible de distinguer le Mont Blanc.
Nous terminons la balade par le tour de l’étang, bien rempli en cette saison. Le barrage construit entre 1917 et 1922 a été inauguré officiellement en 2024, soit 100 ans plus tard suite à d’importants travaux de remise en état.
Temps agréable pour cette petite marche… douce à très douce.

 

Le groupe au départ à proximité du terrain de sports de St Sernin

Panneau didactique. Nous aurions aimé pouvoir lire quelques informations.

Pas de chasseur en poste sur ce mirador.

A l'intérieur de la Tour, un musée du patrimoine local.